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Ségolène Royal a caché, en pleine campagne pour les élections présidentielles, que son compagnon avait une liaison avec une journaliste.
Covermedia
Ségolène Royal a eu à « subir» plus d'avanies que n'importe quel candidat à la présidentielle. En 2007, son compagnon François Hollande entretenait une double vie depuis deux ans, et l'ancienne ministre s'en est souvenu pour Legend.
L'ancienne candidate du Parti Socialiste représentait l'espoir de la gauche de remporter l'élection présidentielle en 2007. Mais, en plus d'une campagne difficile, comme l'est souvent le chemin vers la magistrature suprême, l'ancienne ministre de François Mitterrand a dû faire face à des soucis d'ordre personnel de haute intensité. François Hollande, son compagnon et père de ses quatre enfants, avait une liaison avec une journaliste de Paris Match, Valérie Trierweiler.
Ségolène Royal, qui ne s'est pas beaucoup exprimée sur cette période compliquée, a néanmoins confié à Guillaume Pley, dans son émission Legend, ce qu'elle a ressenti et comment elle a réagi.
« Je subis ça», dit à plusieurs reprises celle qui s'est qualifiée au second tour, mais a perdu contre Nicolas Sarkozy.
Toutefois, l'ancienne énarque assure: « Je pense avoir une solidité intérieure assez hors du commun, j'ai subi ça pendant une campagne présidentielle».
Solide... mais étonnée de ne pas être davantage soutenue par François Hollande qui, outre le fait d'être son « conjoint» et « le père de ses enfants», était le « premier secrétaire du PS». « Je dois quand même mener une campagne», dit-elle en visant également l'entourage du premier secrétaire. Personne, dit-elle, n'aurait encouragé François Hollande à lui apporter son soutien publiquement.
Pour Ségolène Royal, cette attitude dépasse son cas personnel. Elle est persuadée qu'elle a fait face à un effet de la misogynie ambiante dans les milieux politiques. « Ça aurait été l'inverse, ça aurait été un homme candidat avec sa femme qui va virevolter ailleurs, qui laisse les enfants, qui ne le soutient même pas – je n'ai même pas eu un mot, une phrase positive pendant cette campagne. Ça aurait été l'inverse, une femme qui se serait comportée comme ça avec un homme candidat, on aurait dit «Non, mais elle dégage»», assure-t-elle.
Ségolène Royal a tenu le cap le temps de la campagne, mais la séparation du couple a été annoncée le soir du second tour des législatives de 2007.
Quelques années plus tard, c'est Valérie Trierweiler, moins discrète que Ségolène Royal, qui a raconté sa blessure d'avoir été trompée par celui qui était devenu président de la République en 2012, dans un livre cinglant, Merci pour ce moment (2014).
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