Ligue des champions Denis Zakaria et l'AS Monaco grimacent à Chypre

Clara Francey

26.11.2025

Monaco, toujours aussi friable défensivement, n'a pas réussi à remporter une victoire qui lui tendait les bras à Limassol (2-2) mercredi contre les Chypriotes de Pafos lors de la 5e journée de la Ligue des champions, et devra batailler fort pour espérer se qualifier.

Pafos – Monaco 2-2

Pafos – Monaco 2-2

UEFA Champions League | Matchday 5 | Saison 25/26

26.11.2025

Agence France-Presse

Sous pression avant la rencontre en raison de résultats indignes de son statut en Ligue 1 (trois défaites 1-0 contre le Paris FC, 4-1 contre Lens et à Rennes), le nouvel entraîneur monégasque Sébastien Pocognoli ne s'est accordé aucun répit avec ce résultat. Et samedi, c'est le Paris SG, champion d'Europe en titre qui s'invite à Louis-II, en championnat.

Surtout, avec une seule victoire à Bodoe (1-0) et désormais trois nuls , contre Manchester City (2-2), Tottenham (0-0) et donc Pafos (2-2), ainsi qu'une défaite à Bruges (1-4), Monaco n'est pas là où il espérait être.

Ces six points acquis à trois journées de la fin de la phase de ligue obligeront les hommes de Pocognoli à battre leur prochain adversaire, Galatasaray (9 points) au Stade Louis-II, le 9 décembre prochain lors de la 6e journée, pour les rejoindre. Et ils seraient bien aviser de le faire puisque derrière, se profile un déplacement à Madrid contre le Real et la réception de la Juve.

En attendant, Monaco avait largement la place de faire le métier à Limassol, dans un match qui ressemblait plus à une rencontre de Coupe de France qu'à une opposition de Ligue des champions.

Monaco vite devant

Mais dans le dernier quart d'heure, l'équipe de la Principauté, où Paul Pogba est resté sur le banc, a reculé énormément. La peur au ventre, les Monégasques ont subi. Et l'égalisation est survenue.

Les corners se sont multipliés sur les cages de Lukas Hradecky. S'il a fait un exploit en détournant la frappe de Mislav Orsic en corner (87e), il a rien pu faire sur le but contre son camp de Salisu, qui a détourné dans ses buts une tête d'Ivan Sunjc (2-2, 90e+1).

Afin de stabiliser une défense à l'agonie en ce moment, Pocognoli avait décidé d'associer Jordan Teze et Mohammed Salisu dans l'axe, avec une configuration tactique hybride, où ces deux défenseurs centraux fixes ont été appuyés, en fonction des circonstances, par Caio Henrique, arrière-gauche défensif, ou Denis Zakaria, capitaine pas toujours bien inspiré.

Cela a permis de presser les champions de Chypre très haut et de se créer rapidement plusieurs opportunités. Après une première frappe de Maghnès Akliouche repoussée par le gardien Neofytos Michael (2e), l'international français à offert l'ouverture du score à Takumi Minamino au terme d'une belle action collective (0-1, 5e).

Pafos pousse jusqu'au bout

Après ce but, Pafos, soutenu par 8'347 spectateurs bouillants (dont 145 Monégasques) dans son petit Stade Alphamega, a poussé fort. Et a logiquement égalisé par David Luiz, sur un corner du Croatie Mislav Orsic, (1-1, 18e).

Pafos, qui avait remporté neuf de ses treize derniers matches européens (pour deux nuls et deux défaites) pensait certainement pouvoir passer devant. Car avant l'égalisation, Anderson avait placé une frappe enroulée sur la barre de Lukas Hradecky (8e).

Mais le gardien Michael, seul chypriote de l'équipe, a alors débuté son festival de relances ratées dans les pieds monégasques. Il a donné le ballon à Folarin Balogun qui n'en demandait pas tant. Jusqu'alors peu inspiré, l'Américain a redonné l'avantage à l'équipe de la Principauté d'une frappe sèche (1-2, 26e).

Après la pause, Monaco n'a plus rien montré. Dans le dernier quart d'heure, Pafos a poussé. Et a été récompensé. Les lendemains s'annoncent compliqués en Principauté.