Liverpool s’enfonce «Je suis tellement abasourdi que les mots me manquent»

Nicolas Larchevêque

27.11.2025

Liverpool s'enfonce dans la crise, après sa large défaite à domicile contre le PSV Eindhoven (4-1), mercredi en Ligue des champions, quelques mois après avoir réalisé le mercato le plus dispendieux de son histoire.

Liverpool – PSV 1-4

Liverpool – PSV 1-4

UEFA Champions League | Matchday 5 | Saison 25/26

26.11.2025

Agence France-Presse

Les Reds ont perdu 9 de leurs 12 derniers matches, une série inhabituelle pour cette équipe devenue l'ombre de celle qui a remporté la Premier League la saison dernière, entre bourdes défensives et gabegie offensive.

L'égalisation par Dominik Szoboszlai (16e), à la suite de l'ouverture du score néerlandaise sur penalty par Ivan Perisic (6e), n'a été qu'un leurre : Guus Till (56e) et Couhaib Driouech (74e, 90e+2) ont enfoncé le clou en seconde période, durant laquelle Liverpool a monopolisé la balle sans se montrer dangereux.

«Il y a beaucoup de sentiments négatifs et de déception, mais je dois être positif sur la réaction que les joueurs ont eu» à 1-0 pour Eindhoven, a commenté Slot. «On a eu suffisamment d'occasions pour mener 2-1. A la mi-temps, personne n'imaginait qu'on allait perdre 4-1», a-t-il poursuivi. «Nous devons simplement accepter notre situation, et nous battre de toutes nos forces.»

Curtis Jones a lui fait part de sa détresse et peinait à expliquer la situation de son club. «C'est tout simplement inacceptable. Je n'ai même plus besoin d'y réfléchir. La colère intérieure est derrière moi. Je suis maintenant tellement abasourdi que les mots me manquent», a déclaré à «RTÉ Sport» le milieu de terrain, natif de Liverpool.

«C'est difficile, car je joue pour l'équipe que je supporte. Je suis un fan, et je connais ce club depuis toujours. Cela fait très longtemps que je n'ai pas vu Liverpool traverser une période pareille, avec de tels résultats. Mais au final, nous portons toujours ce blason. Et tant qu'il sera là, nous nous battrons. Nous allons tout faire pour ramener cette équipe au sommet, pour montrer à nouveau à tous ce que représente ce club et pourquoi on le considère comme la meilleure équipe du monde. Mais pour l'instant, on est dans la merde et il faut que ça change», a-t-il ajouté.

Sur un plan comptable, avec trois victoires et deux défaites en cinq journées, le club anglais (13e) reste dans la course pour le top 8 synonyme de qualification directe pour les 8e de finale, d'autant qu'il dispose d'un calendrier à sa portée (Inter Milan, Marseille, Qarabag) pour terminer.

Mais il n'est pas certain que l'entraîneur néerlandais Arne Slot sera encore sur le banc pour ces rendez-vous. Le technicien traverse une période de turbulences d'une intensité inédite depuis qu'il a pris la suite, à l'été 2024, de Jürgen Klopp, l'idole d'Anfield associé à un jeu spectaculaire qui manque aux supporters. Certains d'entre eux ont quitté le stade avant la fin du match mercredi.

Défense aux abois

La même image de désaffection a été visible samedi dernier lors de la défaite en championnat contre Nottingham (3-0), avant-dernier au coup d'envoi. Liverpool pointe au 12e rang en Premier League et doit vite se reprendre, sous peine de s'éloigner des places qualificatives pour la C1, très disputées. Les ambitions nourries par les quelque 500 millions d'euros dépensés cet été apparaissent bien loin.

Pour Eindhoven, Slot a maintenu sa confiance en neuf des titulaires qui ont joué le week-end dernier, les seuls changements concernant le gardien Alisson, malade, et l'attaquant star Alexander Isak, envoyé sur le banc. Mais les mêmes erreurs ont continué à plomber les Reds, à commencer par la défense. Pour la troisième fois consécutive, ils ont encaissé trois buts ou plus dans un match, ce qui n'était plus arrivé depuis 1992.

Ca a commencé par Virgil van Dijk, coupable d'une main dans la surface qui a conduit au penalty que Perisic a transformé dès la 6e minute. En seconde période, son collègue français Ibrahima Konaté s'est troué sur une prise de balle, laissant s'échapper Ricardo Pepi, dont la percée a été conclue par Driouech pour le 3-1.

Entretemps, Till avait redonné l'avantage aux Néerlandais, sur contre. Et c'est encore à la conclusion d'une contre-attaque que Driouech a alourdi le résultat dans le temps additionnel. En attaque, Liverpool a bien tiré trois fois plus que le PSV (27 contre 9), mais le manque d'efficacité continue de poursuivre Mohamed Salah et ses camarades.