Ligue des champions Une deuxième étoile parisienne cruelle mais sublime

Clara Francey, à Budapest

31.5.2026

Samedi dans l'impressionnante Puskás Aréna de Budapest, le Paris Saint-Germain a remporté la deuxième Ligue des champions de son histoire. Si, l'an dernier, l'affaire avait été vite pliée face à l'Inter Milan (5-0), les hommes de Luis Enrique ont dû batailler jusqu'aux tirs au but (1-1 ap, 4-3 tab) pour venir à bout d'Arsenal et réaliser le doublé. Voici trois points à retenir de cette finale au suspense insoutenable.

PSG – Arsenal 1-1 ap, 4-3 tab

PSG – Arsenal 1-1 ap, 4-3 tab

UEFA Champions League | Finale | Saison 25/26

30.05.2026

Clara Francey, à Budapest

On a aimé...

… la patience du PSG. Le club français, qui alignait les dix mêmes joueurs de champ que lors de la finale remportée face à l'Inter Milan de Yann Sommer un an plus tôt, n'a pas paniqué après l'ouverture du score précoce d'Arsenal par Kai Havertz. Pendant près d'une heure, l'Allemand, préféré en pointe à Viktor Gyökeres, a cru refaire le coup de 2021, lorsqu'il avait inscrit le but de la victoire de Chelsea face à Manchester City en finale de cette même Ligue des champions.

Mais portés par leurs supporters, les Parisiens ont su patienter pour faire déjouer Arsenal. Leur outrageuse domination (74 % de possession à la pause, avec 314 passes réussies contre 71) a finalement été récompensée peu après l'heure de jeu, lorsque Ousmane Dembélé a transformé un penalty obtenu après une faute grossière de Cristhian Mosquera sur Khvicha Kvaratskhelia. Un but qui a envoyé les deux équipes en prolongation, puis jusqu'aux tirs au but.

On a moins aimé...

… la cruauté du dénouement de cette rencontre. Si le suspense était particulièrement appréciable après la finale à sens unique de l'an dernier, voir une équipe perdre un trophée de cette importance aux tirs au but reste douloureux. D'autant que samedi à Budapest, tous les acteurs de la rencontre sans exception sont allés au bout d'eux-mêmes, comme en témoigne le nombre impressionnant de joueurs victimes de crampes.

Cela faisait dix ans qu'une finale de Ligue des champions n'avait plus filé en prolongation puis en séance de tirs au but. Et c'est finalement le malheureux Gabriel qui a fait basculer la Coupe aux grandes oreilles dans les mains parisiennes. Cinquième tireur anglais, le défenseur brésilien a envoyé sa tentative au-dessus de la cage, allumant le ciel hongrois et offrant le doublé au PSG. De leur côté, les hommes de Luis Enrique ont une fois de plus prouvé leur maîtrise dans cet exercice. Des champions d'Europe complets.

Si, pour Paris, la deuxième avait été la bonne l'an dernier, pour Arsenal, la deuxième a eu un goût de déjà-vu. Vingt ans plus tôt, au Stade de France, les Londoniens avaient déjà ouvert le score face au Barça… avant de finalement craquer et s'incliner 2-1.

Le facteur X...

... l'opposition de styles. Si cette finale a été aussi serrée et s'est décidée aux tirs aux but, c'est parce qu'elle opposait la meilleure attaque du tournoi à... la meilleure défense ! Le champion français a monopolisé le ballon, installé son jeu dans le camp adverse, mais s'est heurté à un bloc d'Arsenal parfaitement organisé et discipliné. Les Gunners ont parfaitement exploité leur ouverture du score précoce pour fermer les espaces et casser le rythme parisien. Désiré Doué et ses coéquipiers ont poussé, insisté, multiplié les vagues… sans trouver la faille avant l'égalisation sur penalty. Une opposition de styles totale, qui a fini par s'équilibrer jusqu'au bout.


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