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Le bronze olympique comme dernier match de Colin Muller ?
KEYSTONE
Colin Muller a mené les hockeyeuses suisses jusqu'à la médaille de bronze olympique à Milan. Le sélectionneur a laissé entendre que ce match face à la Suède pourrait bien avoir été son dernier sur le banc de l'équipe de Suisse.
Colin Muller, vous avez remporté la médaille d'argent au Championnat du monde 2013 comme entraîneur adjoint de l'équipe de Suisse masculine. Vous avez maintenant décroché une médaille dans un grand tournoi avec les femmes. Qu'est-ce que cela représente pour vous?
«Honnêtement, moins qu'on ne pourrait le penser. Je suis avant tout heureux pour les joueuses. Nous avons constitué la bonne équipe. Je suis incroyablement fier de ce que nous avons accompli. Avant le tournoi, nous avions dit que nous venions ici pour gagner une médaille, pas pour terminer à la 4e ou à la 5e place. Et l'équipe y a cru. Cette médaille appartient aux joueuses. J'espère que cela donnera un grand élan au hockey féminin en Suisse. C'était du spectacle à l'état pur.»
À quel point avez-vous souffert pendant la prolongation?
«Ces dix minutes ont été incroyablement difficiles, pour moi aussi en tant qu'entraîneur. Sur le banc, on cherche les joueuses qui ont encore de l'énergie et qui peuvent suivre le rythme. Du 3 contre 3 après un tournoi aussi long, c'est extrêmement intense. Un immense compliment à nos joueuses, en particulier à Alina Müller. Pour moi, c'est l'une des meilleures joueuses du monde, voire la meilleure. L'énergie qu'elle avait encore après un temps de jeu aussi important est impressionnante.»
Votre contrat avec la fédération arrive à échéance à la fin de la saison. Comment voyez-vous votre avenir?
«Je pense que c'était mon dernier match en tant que sélectionneur national. Je serais heureux de pouvoir arrêter ainsi. Les joueuses ont montré un engagement énorme ces six dernières années. Elles ont toujours été là quand on avait besoin d'elles. Ces quatre dernières années, nous sommes devenus une véritable équipe, un mélange de leaders expérimentées et de jeunes. Nous avions ici l'équipe la plus jeune du tournoi. Oui, il est peut-être temps pour moi de partir. Mais je ne peux pas l'affirmer à 100%.»
Il vous a fallu cinq tentatives pour remporter un match à médaille. Vous l'avez enfin gagné. Est-ce aussi un soulagement?
«Cela s'était toujours joué de très peu. C'est pourquoi je suis très fier que nous ayons vraiment réussi aujourd'hui. Toute l'équipe a cru dès le début que nous pouvions y arriver. Avec l'expérience du passé, nous avons montré que nous pouvions battre une grande équipe, et la Suède était très forte. Nous avons très bien joué pendant tout le tournoi. J'en suis très fier.»