A domicile, la Russie est sous pression 

ATS

1.6.2018

Composé notamment de l'Uruguay, de l'Egypte et de la Russie, le pays organisateur, le groupe A semble à priori ouvert. Les Russes ont une obligation de résultat.

Pays organisateur, la Russie aborde la compétition sans beaucoup de certitudes. Elle n'est de loin pas assurée de franchir le premier tour dans un groupe assez homogène, avec notamment l'Uruguay et l'Egypte comme rivaux potentiels.

Les Russes n'auront pas le droit à l'erreur dès leur entrée dans la compétition, le 14 juin contre l'Arabie Saoudite. Ce match d'ouverture, qui ne constitue de loin pas l'affiche du siècle, aura une importance majeure sur le parcours des hommes de Stanislav Cherchesov. Tout autre résultat qu'une victoire contre l'adversaire le plus abordable dans ce groupe hypothéquerait déjà leurs chances de se hisser en 8es de finale.

La Russie (66e au classement FIFA) affrontera ensuite deux pays mieux classés qu'elle. Tout d'abord l'Egypte, 46e mondiale, et qui espère s'illustrer pour sa troisième participation, la première depuis 1990.

Les Pharaons prient pour que leur talisman Mohamed Salah soit remis de la blessure à l'épaule qui l'a contraint à sortir du terrain lors de la finale de la Ligue des champions. Une éventuelle absence du joueur de Liverpool, grand artisan de la qualification de son pays, prendrait des allures de catastrophe nationale en Egypte.

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Ensuite, les Russes auront affaire à l'Uruguay, 17e du classement FIFA. Les Sud-Américains sont traditionnellement difficiles à manier, avec une défense rugueuse et solide, menée par Diego Godin, le patron de l'arrière-garde de l'Atletico Madrid. La Céleste ne manque pas non plus d'arguments en phase offensive, avec le redoutable duo de buteurs constitué par Luis Suarez (Barcelone) et Edinson Cavani (Paris Saint-Germain). Suarez aura à coeur de faire oublier les polémiques de 2014 consécutives à sa morsure sur l'Italien Giorgio Chiellini qui lui avait valu une lourde suspension.

Depuis le démantèlement de l'URSS, la Russie a participé trois fois à la Coupe du monde, sans jamais pouvoir franchir le premier tour. Minée par plusieurs blessures et une campagne de matches amicaux peu convaincante, elle pourrait devenir le deuxième pays organisateur de l'histoire à ne pas rejoindre la phase à élimination directe. Le seul précédent date de l'Afrique du Sud en 2010.

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