La Suisse se qualifie pour les 1/8e et affrontera la Suède

ATS

27.6.2018

La Nati a concédé le match nul (2-2) face au Costa Rica. Elle affrontera, mardi, la Suède sans Lichtsteiner ni Schär (suspendus).

Stephan Lichtsteiner sera suspendu en huitième de finale face à la Suède.
Keystone

Pour la quatrième fois en vingt-quatre ans, la Suisse disputera les huitièmes de finale d'une Coupe du monde ! A Nijni Novgorod, elle a validé son billet avec un partage des points face au Costa Rica (2-2).

Malgré cette victoire que la Suisse a laissé filer dans le temps additionnel avec une faute de Denis Zakaria sanctionnée d'un penalty alors que Josip Drmic venait de redonner l'avantage à ses couleurs, il ne faut pas bouder son plaisir. La sélection de Vladimir Petkovic a eu l'immense mérite de sortir avec le Brésil d'un groupe relevé qui laisse sur le quai le Costa Rica, quart de finaliste de la dernière édition, et la Serbie, sans doute l'équipe la plus dangereuse du quatrième chapeau lors du tirage au sort de Moscou.

La Suisse affrontera la Suède mardi prochain à Saint-Pétersbourg. Avec l'ambition de franchir enfin ce palier des huitièmes de finale et de rendre aussi aux Scandinaves la monnaie de leur pièce, 44 jours après la finale du Championnat du monde de hockey sur glace qu'ils avaient remportée face à la bande à Roman Josi. Oui, l'aventure continue et elle peut devenir sacrément belle.

Une défense à reconstruire

La Suisse livrera toutefois ce huitième de finale sans Stephan Lichtsteiner et Fabian Schär. Face à un adversaire qui n'avait peut-être plus rien à gagner mais qui jouait pour son honneur, Vladimir Petkovic avait fait le choix de titulariser les quatre joueurs sous la menace d'une suspension en cas de carton jaune. On ne peut pas affirmer que ce choix fut le plus judicieux du sélectionneur lors de cette Coupe du monde. La titularisation d'un Lichtsteiner extrêmement nerveux ne s'imposait vraiment pas pour ce troisième match. Quant à Schär, n'aurait-il pas été plus profitable de le remplacer en cours de match comme cela a été fait pour Valon Behrami et Xherdan Shaqiri, les deux autres joueurs menacés ?

On ne peut pas réussir une grande Coupe du monde sans grand gardien. Avec un Yann Sommer aussi étincelant, la Suisse peut vraiment croire en son étoile. Le natif de Morges a, en effet, réussi trois parades déterminantes dans un début du match qui a failli tourner au cauchemar pour les siens. Sauvé à deux reprises par ses montants sur une tête de Celso Borges qu'il a déviée sur son poteau droit (6e) et sur une frappe de Daniel Colindres (10e), il a permis à son équipe de garder la tête sur l'eau grâce à sa faculté d'aller très vite au sol.

Il aura fallu alors laisser le temps à Stephan Lichtsteiner, à Fabian Schär et à Granit Xhaka, les trois joueurs les plus... méconnaissables lors de cette entame, de reprendre leur esprit pour retrouver la "vraie" équipe de Suisse. Sous la régie d'un Xherdan Shaqiri qui avait débuté sa soirée avec un petit pont merveilleux à la 4e minute, les Suisses ont commencé à tisser tranquillement leur toile pour ouvrir le score à la 31e minute sur une action splendide: ouverture de Shaqiri pour Lichtsteiner dont le centre était rabattu de la tête par Breel Embolo pour une reprise imparable de Blerim Dzemaili. Pour la première fois en quatre matches lors de ce mois de juin merveilleux, la Suisse avait le bonheur d'ouvrir le score. Ce but, fruit d'une action magnifique, replaçait l'équipe sur la bonne orbite.

Behrami excédé et remplacé

L'écho de l'ouverture du score du Brésil à Moscou face à la Serbie a peut-être incité les Suisses à lâcher les gaz. Leur entame fut, une fois de plus, bien laborieuse, et ils furent punis par l'égalisation de Kendall Waston (56e). Le défenseur de Vancouver prenait le meilleur sur Manuel Akanji pour ne laisser aucune chance de la tête à Yann Sommer et inscrire le premier but de ses couleurs dans cette Coupe du monde.

Excédé par le laxisme des siens au point peut-être de commettre l'irréparable, Valon Behrami était remplacé quelques instants plus tard par Denis Zakaria. Le laisser davantage sur le terrain avec cette menace de rater le huitième de finale comme Lichtsteiner en cas de carton jaune aurait été absurde. Malheureusement, il aura manqué la possibilité à Vladimir Petkovic d'opérer un changement de plus pour préserver Fabian Schär, averti à la 83e. La fin de match était marquée par un premier penalty refusé au Costa Rica par le VAR en raison d'un hors jeu, avant que Clément Turbin ne dicte la sanction suprême pour une faute de Zakaria qui ne s'imposait pas à cet instant et sur une action qui n'amenait pas vraiment le péril dans la demeure.

Retour à la page d'accueil