Vous avez trouvé une erreur?
Signaler maintenant
Le Français Bryan Coquard reçoit des soins médicaux après s'être blessé à la main droite dans la zone de ravitaillement.
KEYSTONE
L'échappée belle d'Armirail, le doigt cassé de Coquard, les frissons de Healy et l'hommage de Pogacar: faits marquants de la 12e étape du Tour de France remportée par Tadej Pogacar jeudi à Hautacam.
Ben Healy a terminé 25e à plus de 13 minutes de Tadej Pogacar mais aura vécu une dernière journée en jaune «inoubliable». «Dans la dernière montée, c'était juste incroyable, je devais être 30 minutes derrière et c'est moi qui ai été le plus encouragé. A tous ceux qui ont écrit un mot sur la route, qui m'ont poussé, crié mon nom, je veux juste dire merci», a raconté le coureur irlandais d'EF Education qui a eu un coup de chaud dès le col du Soulor. «On voulait montrer le maillot en allant dans l'échappée, ce qu'on a fait, mais ensuite, j'étais un peu cuit. Mais c'était génial», a-t-il dit.
Ce contenu provient de fournisseurs externes tels que YouTube, TikTok ou Facebook. Veuillez activer « Publicité Swisscom sur les plateformes tierces » pour le visualiser.
Bruno Armirail s'est offert une journée mémorable en ouvrant la route sur ses terres. Présent dans l'échappée, il s'est montré le plus fort d'un groupe d'une cinquantaine de coureurs pour attaquer Hautacam seul, avec près de deux minutes d'avance sur le groupe des favoris. «J'ai tout donné dans le col du Soulor que je connais très bien, enfin tous les cols, toutes les routes, je connaissais très bien, il y a eu énormément de monde qui m'a encouragé», s'est réjoui le Bigourdan de Décathlon-AG2R. «Franchement j'avais des frissons et tout, c'était tellement bien», a ajouté Armirail, dans une très belle forme après sa quatrième place lors du contre-la-montre à Caen. Il n'a cependant rien pu faire lorsque Pogacar a déclenché son attaque pour boucher l'écart et le déposer, comme si de rien n'était.
Ce contenu provient de fournisseurs externes tels que YouTube, TikTok ou Facebook. Veuillez activer « Publicité Swisscom sur les plateformes tierces » pour le visualiser.
Tout le monde est arrivé dans les délais à Hautacam, y compris Bryan Coquard, bon dernier devant la voiture balai, à plus de 44 minutes. Mais le sprinteur de Cofidis avait une bonne excuse après s'être cassé un doigt en voulant prendre une musette pour ses leaders. «Ce n'est pas très joli», a-t-il expliqué en montrant son doigt tordu et gonflé. «Ca a été une journée super galère. Je ne peux plus le plier ni freiner de l'arrière. Je freinais que de l'avant, ça me faisait mal», a-t-il ajouté.
Ce contenu provient de fournisseurs externes tels que YouTube, TikTok ou Facebook. Veuillez activer « Publicité Swisscom sur les plateformes tierces » pour le visualiser.
Tadej Pogacar, en revanche, respirait la santé malgré sa chute la veille à Toulouse. Il portait bien des pansements à son bras gauche mais à part le faire «transpirer plus» cela ne l'a pas affecté. Quand à sa hanche gauche, il la sent seulement quand il fait «des acrobaties», sans préciser davantage. «Mais là je ne fais que du vélo, donc ça va, tout va bien». Le Norvégien Tobias Johannessen, qui l'avait fait tomber la veille, a lui raconté que Pogacar était venu le voir «juste après le départ de l'étape» jeudi. «Et il a été super sympa avec moi, j'en suis très heureux», a ajouté le coureur d'Uno-X qui avait été victime de menaces et d'insultes sur les réseaux sociaux.
Tadej Pogacar a dédié sa victoire à Samuele Privitera, jeune cycliste italien décédé mercredi lors d'une chute dans le Tour du Val d'Aoste, à 19 ans. «Cette étape est pour Samuele et sa famille, c'est vraiment triste. C'est la première chose que j'ai lue ce matin, j'ai pensé à lui dans le dernier kilomètre et à quel point ce sport peut être difficile et provoquer de la peine.»