Ce mercredi 21 mai, la «Cathédrale du football», le stade San Mamés de Bilbao, accueillait la finale de l'Europa League. Voici trois points à retenir de ce choc anglais qui a vu Tottenham sauver sa saison au détriment de Manchester United en décrochant son premier titre majeur depuis 17 ans, ainsi que, un bonheur n'arrivant jamais seul, un billet pour la prochaine Ligue des champions.
En finale de l'Europa League mercredi soir, sous les yeux de 49'224 spectateurs, Tottenham a battu Manchester United pour la quatrième fois cette saison (1-0), s'adjugeant un titre européen que le club londonien attendait depuis 1984. Si les Spurs ont pu sabrer le champagne, les Red Devils, eux, ont pu remettre le couvercle sur leurs barbecues, eux qui avaient annoncé qu'en cas de sacre, ils opteraient pour des grillades au centre d'entraînement plutôt qu'une parade en ville, compte tenu de leur saison catastrophique en Premier League, et pas uniquement donc...
On a aimé...
... voir la prophétie d'Ange Postecoglou se réaliser, qui plus est pour sa 100e sur le banc des Spurs. «Je gagne toujours des titres lors de ma deuxième année», avait lancé l'entraîneur australien en début de saison. Ce mercredi soir à Bilbao, cette déclaration a pris des allures de promesse tenue.
La veille de cette finale, en conférence de presse, le technicien d'origine grecque avait déjà annoncé la couleur : «Je ne suis pas un clown, et je ne le serai jamais.» Résultat ? Il quitte la «Cathédrale du football» avec un trophée européen, un ticket pour la prochaine Ligue des champions… et certainement le respect d'un pays où les Spurs traînent encore cette étiquette d'éternels perdants.
On a moins aimé...
... le spectacle proposé. Hormis une dernière demi-heure qui fut animée après que Manchester United ait failli encaisser le but du break à la 62e minute, si Dominic Solanke n'avait pas gâché une offrande de Destiny Udogie, et se soit enfin révolté, cette finale 100% anglaise fut globalement fermée, hachée. Les duels âpres ont souvent pris le pas sur le jeu, et les coups de sifflet de l'arbitre allemand Felix Zwayer ont été plus fréquents que les vraies situations dangereuses.
Le facteur X...
... l'efficacité clinique de Tottenham, qui, avec trois tirs, dont un seul cadré, et 115 passes effectuées, est devenu l'équipe la plus minimaliste à remporter une coupe d'Europe. Le seul but de la rencontre est intervenu à la 42e minute, sur la première véritable incursion des Londoniens. Une action confuse conclue par Brennan Johnson, avec un brin de réussite, mais qui aura suffi.
Si cette réalisation du Gallois ne restera pas dans les annales, l'action défensive de Micky Van de Ven à la 68e pourrait elle bien y entrer. Alors que Vicario manquait sa sortie sur un centre de Bruno Fernandes, Rasmus Højlund poussait le ballon de la tête en direction du but vide… mais le défenseur néerlandais surgissait de nulle part pour dégager d'un retourné acrobatique sur sa ligne. Une intervention miraculeuse, symbole d'une soirée où l'efficacité et les détails ont fait la différence.