GP des Pays-Bas : une grande première pour la F1 depuis 36 ans

ATS

2.9.2021 - 14:57

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2.9.2021 - 14:57

Pour la première fois depuis 36 ans, les Pays-Bas accueillent un Grand Prix de F1, de vendredi à dimanche, mais ne comptez pas sur le héros national Max Verstappen et les siens pour recevoir confortablement Lewis Hamilton.

Max Verstappen roulera à domicile ce week-end.
Keystone

Le retour de la Formule 1 sur le circuit côtier de Zandvoort, dont le nom a marqué l'histoire du sport auto avec trente GP entre 1952 et 1985, devait se faire en 2020 mais, à cause du Covid-19, cela aurait été à huis clos.

C'était hors de question pour les organisateurs, qui entendent capitaliser sur la popularité inédite du championnat dans leur pays grâce aux performances de Verstappen, plus jeune vainqueur de GP de l'histoire en 2016.

Le rendez-vous a donc été décalé d'un an et a un peu perdu en ampleur: ce ne sont finalement que 70'000 spectateurs qui y assisteront chaque jour, soit 67% de la capacité du circuit (105'000 personnes).

Suspense

Point positif de ce report, s'il faut en trouver un: l'enjeu sportif est plus important que jamais car, pour la première fois, Verstappen est candidat au titre face au septuple champion du monde Hamilton.

Après douze GP et sa «victoire» dans une course réduite par la pluie à deux tours sous voiture de sécurité en Belgique dimanche dernier, le pilote Red Bull ne pointe qu'à trois longueurs de son rival de Mercedes, avec dix manches encore à disputer.

Et il aborde «son» épreuve avec un double avantage: évoluer sur un circuit qu'il connaît mieux que la plupart de ses adversaires et devant un public dont on a entendu en Belgique, en Autriche, en Hongrie ou en Allemagne ces dernières années qu'il est parmi les bruyants.

«Old school»

«Je n'ai couru qu'une fois à Zandvoort dans une Formule 3 et je n'étais alors que le 'fils de' Jos Verstappen (ndlr : ancien pilote de F1)», se souvient le Néerlandais. «Ca va être différent cette fois !»

«Depuis, la piste a changé et quelques virages ont été modifiés», rappelle-t-il. «J'ai fait quelques démonstrations ici avec Red Bull dans de vieilles F1 et fait quelques tours sur la nouvelle piste, ce qui pourrait aider au début.»

Comme beaucoup de tracés «old school» (de la vieille école), comme le qualifie Verstappen, le circuit de Zandvoort (4,259 km, 14 virages dont deux, le no 3 et le no 14, sont particulièrement inclinés, ce qui fait sa spécificité), construit entre les dunes de sable, est assez étroit.

«Ca sera peut-être un peu difficile de doubler», estime donc le pilote Red Bull. «Mais sur un tour, je pense que cela peut compter: les tours qualificatifs seront très rapides, donc la moindre erreur peut être extrêmement coûteuse.»

Autre clé du week-end, «ce tracé est nouveau pour tout le monde, donc le niveau de performance de chacun est un peu un point d'interrogation et il y aura peut-être des surprises, on ne sait jamais», termine le régional de l'étape.

Mugello, Imola, Istanbul, Sakhir... Depuis l'an dernier, les changements dus à la pandémie de coronavirus ont fait apparaître ou revenir plusieurs circuits au calendrier de la F1, avec parfois des déconvenues pour les tout meilleurs et souvent des invités inattendus sur les podiums. Qu'en sera-t-il cette fois ?

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