Lando Norris a une première chance d'écrire son nom au palmarès des champions du monde de Formule 1 dimanche au Qatar. Pour cela, il devra battre son équipier chez McLaren Oscar Piastri et Max Verstappen, relancé à la faveur des déboires de ses rivaux.
Verstappen: 25. McLaren et Norris: 0. Vainqueur du Grand Prix de Las Vegas le week-end dernier, l'opération a été parfaite pour le quadruple tenant du titre néerlandais Verstappen (Red Bull-Honda) face au leader au classement général Norris – et Piastri, ses deux derniers concurrents pour le sacre.
Dans le décor de la cité du jeu, les deux McLaren ont perdu gros après avoir été disqualifiées à cause d'une infraction au règlement technique, alors que Norris avait terminé deuxième -il perd au passage 18 points- et son coéquipier quatrième de la course. Le premier compte encore 24 longueurs d'avance au classement général sur Piastri et Verstappen, désormais à égalité avec 366 points chacun (l'Australien compte toutefois une victoire de plus que son rival néerlandais).
Au moins 26 points de plus
Avec deux Grands Prix restants et une course sprint samedi offrant huit points supplémentaires, 58 points au total sont encore en jeu. Pour être titré au Qatar, avant-dernier rendez-vous de l'année, Norris doit quitter le circuit de Lusail dimanche soir avec au moins 26 points de plus que ses concurrents pour la couronne mondiale.
Le Britannique vise son premier titre de champion du monde de F1 et pourrait offrir à McLaren son premier sacre chez les pilotes depuis Lewis Hamilton en 2008. Une victoire de Norris à l'issue du Grand Prix ferait automatiquement du pilote McLaren le champion du monde 2025. Sauf que depuis 2023, la victoire dominicale sur le tracé qatari est l'apanage... de Verstappen.
«Lusail est un circuit exigeant, la chaleur rend la gestion des pneus cruciale et nous devons nous assurer de tout faire correctement», a expliqué le Néerlandais, qui avait quasiment enterré tout espoir de titre à la fin de l'été, quand il comptait un écart de plus de 100 points avec le leader de l'époque Oscar Piastri.
Enjeu de taille
Dans le sprint final d'une saison record de 24 Grands Prix qui se conclura début décembre à Abou Dhabi, Ferrari tentera elle de revenir dans la bataille pour défendre son titre honorifique de vice-championne du monde derrière McLaren chez les constructeurs.
Pour l'heure, la légendaire Scuderia est quatrième à 53 points de Mercedes, deuxième. Red Bull est intercalée à la troisième place, 13 points seulement devant Ferrari. L'enjeu est de taille puisque le classement final de la saison détermine la part des revenus de la F1 reversée aux écuries: mieux elles sont classées, plus leurs primes sont élevées.
Contrairement à ses principales rivales, l'écurie italienne ne compte encore aucune victoire cette saison – tandis que sa nouvelle recrue Lewis Hamilton est sur le point de conclure un cru sans le poindre podium, ce qui serait une première dans sa carrière commencée en 2007.
Deux arrêts minimum
Pour cette avant-dernière manche de l'année, une nouvelle règle a été mise en place, limitant chaque train de pneus à 25 tours maximum sur l'ensemble du week-end pour des raisons de sécurité. Cette décision fait suite aux problèmes d'usure rencontrés l'an dernier sur une piste abrasive, rendant ainsi obligatoires dimanche au moins deux arrêts aux stands puisque la course compte 57 tours.
Une contrainte qui pourrait rendre la stratégie des équipes plus décisive que jamais et maintenir le suspense pour le titre jusqu'au dernier rendez-vous de l'année, le 7 décembre à Abou Dhabi.