Ferrari a privé Sébastien Buemi d’une cinquième victoire aux 24 Heures du Mans. En compagnie de l’Australien Brendon Hartley et du Japonais Ryo Hirakawa, le Vaudois s’est contenté de la 2e place.
Pour son retour dans la Sarthe, en catégorie reine, après 50 ans d’absence, la Scuderia a ainsi réussi un coup de maître. Le trio Alessandro Pier Guidi (It), James Calado (GB) et Antonio Giovinazzi (It) aura majoritairement fait la course en tête.
Deuxième, Sébastien Buemi en reste donc à quatre victoires au Mans (2018, 2019, 2020, 2022). Il s'agit tout de même de son neuvième podium depuis 2013.
Ferrari plus rapide
Les deux voitures ont rarement eu plus de 20 secondes d'écart et ont régulièrement changé de position, souvent au gré des ravitaillements qu'elles ont effectués, en même temps, jusqu'à la mi-journée.
La Toyota a passé une partie de la nuit devant et a profité d'un souci électronique de la Ferrari en milieu de matinée pour reprendre le large. Mais à chaque fois, la Ferrari est revenue, grâce à sa pointe de vitesse ou à des ravitaillements plus efficaces. Elle a ainsi repris les commandes peu avant 11h, dimanche, pour ne plus les lâcher.
Ultime frayeur
Longtemps dans son sillage, la Toyota a perdu beaucoup de temps quand Hirakawa, le moins expérimenté de ses trois pilotes, a raté un freinage avant de venir percuter une barrière.
Mais le dernier arrêt aux stands de la Ferrari à 20 minutes de l'arrivée a failli rebattre les cartes: la voiture n'a pas réussi à redémarrer, voyant son avance fondre à moins d'une minute avant de repartir, au grand soulagement de son équipe.
Doublé suisse en LMP2
C'est une déception en revanche pour la marque japonaise, qui était donnée favorite après ses victoires les années précédentes et dans les trois premières manches cette année du WEC, le championnat du monde d'endurance auto (Sebring, Portimao et Spa). Derrière, Cadillac, qui hisse sa no2 sur le podium.
La lutte a également été serrée jusqu'au bout dans la catégorie LMP2 (des prototypes plus standardisés et moins rapides), où Inter Europol Competition l'a emporté avec 21 secondes d'avance. Parmi les pilotes vainqueurs: l’Obwaldien Fabio Scherrer. Le Genevois Louis Delétraz s’est classé, lui, deuxième au sein du team WRT.