Le chef-lieu vaudois va à nouveau vibrer pour un match à enjeu grâce au Stade Lausanne-Ouchy, qui accueille Grasshopper samedi (19h15) en demi-finale de la Coupe de Suisse. Le jeune effectif de Dalibor Stevanovic veut écrire l'histoire du SLO face au club le plus titré du pays.
A la Pontaise, une légère brise accompagnée d'un soleil chaleureux rend hommage à la vénérable arène construite en 1954. Dans ses coursives pourtant, personne n'est dupe: la douceur printanière va vite se dissiper à mesure que la première demi-finale de Coupe de Suisse du SLO approche.
«Plus de rigueur»
Après ses deux victoires probantes en 8es face à Winterthour et en quarts face à Lucerne, les Stadistes ont quelque peu accusé le coup depuis, en ne cueillant que deux succès en dix matches. Mardi, peu après l'entraînement matinal, Stevanovic ne cachait pas son mécontentement vis-à-vis des dernières prestations de ses protégés. «Nous avons dominé, eu la possession et des occasions, mais il nous manque le dernier geste. En défense aussi, il nous faut plus de rigueur», s'est désolé le technicien.
L'ex-international slovène s'est forgé une réputation de coach exigeant. Adepte d'un pressing haut et agressif, il veut se reposer sur des joueurs physiquement et mentalement irréprochables. Proche d'un retour sur les pelouses après une blessure aux ligaments croisés, le capitaine Rayan Kadima lève le voile sur la méthode de son coach: «Nous avons un préparateur mental, qui nous apprend à gérer la pression lors de séances collectives. Le staff est compétent, ce qui nous a permis d'atteindre ce stade de la compétition.»
L'insouciance comme atout
Pour le défenseur central, les récentes contre-performances ne devraient pas trop peser samedi: «Nous sommes un groupe assez insouciant, qui ne rumine pas trop la défaite. La base de jeu est très solide, mais il nous a manqué le dernier geste.»
En vue du choc face à GC, Stevanovic ne souhaite pas bouleverser ses principes. «Nous allons garder notre identité pour ce match. Avec tous nos jeunes, nous voulons amener notre esprit de groupe pour combler le manque de maturité qu'on a parfois affiché», se motive-t-il.
Après deux saisons sur le banc lausannois, le Slovène de 41 ans n'a pas encore de contrat pour la saison prochaine. Au vu des résultats en demi-teinte en Challenge League, où le SLO ne compte que quarante points après 30 journées, contre 54 au terme de l'exercice 2024/25, un changement de technicien n'est pas à exclure du côté de la Pontaise. Un exploit en Coupe de Suisse pourrait clarifier les choses.