A Tourbillon, Fabio Grosso est déjà sous pression

ATS

2.12.2020 - 05:00

A Tourbillon, les parallèles sont faciles. Presque trop. A l'instar de ses prédécesseurs, Fabio Grosso se retrouve déjà dans la difficulté avant le déplacement de Sion à Lucerne en Super League mercredi (18h15).

Fabio Grosso connaît des débuts compliqués à la tête du FC Sion.
Keystone

D'autres n'ont pas attendu un tel bilan pour prendre la porte. Avec une seule victoire, dans le derby contre Servette (2-0) il y a une semaine, Fabio Grosso connaît des débuts compliqués à la tête du FC Sion. Bien sûr, il a eu l'excuse du coronavirus et des quarantaines prolongées. Le succès contre les Genevois devait enfin lancer son parcours, qui n'avait rien de désastreux jusqu'ici. Mais la déroute connue à Vaduz (4-1) samedi dernier n'a pas dû plaire à Christian Constantin.



Le président aime se fier au totomat. Quitter le Liechtenstein avec un tableau aussi peu glorieux doit forcément peser. Au moins autant que la blessure de Guillaume Hoarau, sorti à la demi-heure au Rheinpark et dont l'indisponibilité courra au moins jusqu'à la fin de l'année (il a été victime d'une lésion musculaire à la cuisse). Un gros salaire qui claque entre les doigts presque aussitôt sa saison débutée. Cela rappelle les finalement éphémères passages de Valon Behrami ou Johan Djourou, durant l'année dernière. Des erreurs de casting, sans doute.

Les Valaisans les empilent, et ce sont souvent les entraîneurs qui finissent par le payer. Quelle légitimité a encore Fabio Grosso aux yeux de son patron ? La cocotte-minute n'a pas encore sifflé, mais il s'agirait pour l'Italien de faire baisser le feu. Ce mercredi, lors du déplacement de Lucerne, par exemple. Car une défaite, et c'est l'assurance de tomber encore plus proche de la queue de classement.

Une approche questionnable

Pourtant, tout n'est pas encore si catastrophique à Sion. L'émergence du meneur de jeu Luca Clemenza la semaine dernière offre de l'espoir. Il a du tout du «10», mais doit être mieux accompagné. L'approche choisie par Grosso ces derniers matchs convient-elle vraiment aux Valaisans ? Cette espèce de losange au milieu, qui contraint le passeur par excellence Matteo Tosetti à jouer au poste de latéral droit. Cela n'a pas encore fait ses fruits : à vouloir aligner deux attaquants ensemble, Sion réussit pour l'instant surtout l'exploit d'en mettre aucun en valeur.

En fait, il y a un homme en forme à Tourbillon : Jared Khasa, ailier droit exclusif, dont la rapidité fait souvent mouche. Cela ne correspond peut-être pas totalement au football de Grosso, mais c'est l'homme à chercher en ce moment. Du moins si le champion du monde 2006 veut conserver son poste.



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