"C'était du grand n'importe quoi" - Govou se lâche

Chris Geiger

24.5.2020 - 18:03

Sidney Govou a accordé vendredi dernier une interview à "So Foot" lors de laquelle il est longuement revenu sur la scandaleuse Coupe du monde 2010 vécue par l'Equipe de France. L'ancien international n'a pas mâché ses mots au moment d'expliquer les raisons d'un tel fiasco.

Sidney Govou avait participé aux trois rencontres de la France durant le Mondial 2010.
Keystone

Le Mondial 2010 est assurément l'une des pages les plus noires du football français. Ces dernières semaines, plusieurs langues se sont d'ailleurs déliées et sont revenues sur le fiasco sud-africain vécu par l'Equipe de France. 

Membres du staff (Robert Duverne, François Manardo et Jean-Louis Valentin) ou anciens joueurs (Jérôme Rothen et Grégory Coupet): tous ont récemment balancé leurs froides vérités sur les Bleus sous Raymond Domenech.

Le dernier en date? Sidney Govou (40 ans). L'ancien international (50 sélections, 10 buts) s'est ainsi remémoré ses souvenirs de Knysna et de la Coupe du monde 2010 lors d'un long entretien accordé à "So Foot".

Un désastre sportif (élimination au 1er tour) que l'ancien ailier avait senti venir. "Après l'Euro 2008, c'était quasiment impossible de faire quelque chose de bien au Mondial et on l'a rapidement compris, même si on avait envie d'y croire, même si on avait une bonne équipe... Il y avait trop de divergences avec le coach, avec les médias... Et on n'avait pas un groupe capable d'affronter tout ça, même si on jouait tous dans des grands clubs. Ce n'est parce qu'on joue la Ligue des champions tous les quinze jours qu'on est capable de s'en sortir dans une telle situation", a d'abord expliqué le Tricolore.

"Les mecs ne voulaient pas respecter les consignes"

Outre le manque de cohésion au sein d'un groupe de qualité, l'ancien joueur de l'Olympique lyonnais (1999-2010) a également regretté le comportement de certains anciens coéquipiers sur le terrain.

"Le problème, il est là. Le coach avait donné des consignes, et les mecs ne voulaient pas les respecter. Le plan était pourtant clair, Raymond Domenech savait ce qu'il voulait mettre en place. Mais à un moment donné, Franck Ribéry ne voulait pas jouer à droite mais à gauche. Florent Malouda voulait, lui aussi jouer, à gauche et Nicolas Anelka voulait jouer en 10. Honnêtement, ça m'a dégoûté parce que c'était du grand n'importe quoi", a glissé le natif de Puy-en-Velay.

Près de dix ans après cette déroute historique, les plaies de Sidney Govou ne sont visiblement pas encore totalement cicatrisées. Quant aux Bleus, ils ont su redorer leur image et retrouver des couleurs sous Didier Deschamps au point de décrocher une deuxième étoile le 15 juillet 2018 au stade Loujniki de Moscou.

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