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Signaler maintenantAncien gardien du Servette FC et du FC Lorient notamment, Sébastien Roth (47 ans) a pris le temps d’évoquer la finale de la Ligue des champions qui verra s’affronter le PSG et l’Inter Milan ce samedi soir à Munich. Interview.
Avant cette finale, quels ont été pour vous les moments marquants cette année en Ligue des champions ?
«Je pense, en premier lieu, à la découverte du nouveau format qui offre, selon moi, davantage de suspense. Pour preuve, certaines grandes équipes se sont qualifiées à la dernière minute. A l’époque, avec les phases de groupe, on savait presque d’avance qui allait se qualifier pour les huitièmes de finale. Malgré tout, ce nouveau format reste tout de même très particulier puisque le tirage au sort joue un grand rôle.»
Quelle aurait été votre réaction si on vous avait dit à l’automne 2024 que la finale de la Ligue des champions verrait s’affronter l’Inter Milan et le PSG ?
«Je ne suis pas fondamentalement surpris de retrouver ces deux clubs en finale étant donné qu’ils regorgent de qualité. Cependant, j’aurais plutôt vu des équipes comme Barcelone ou le Real Madrid batailler pour le titre. Retrouver le PSG et l’Inter Milan en finale est aussi positif puisque ce sont deux formations qui ont moins l’habitude de disputer des finales.»
En championnat, l’Inter Milan a lutté jusqu’à la dernière journée face à Naples pour le titre alors que le PSG l’a acquis il y a plusieurs semaines déjà. Cela peut-il jouer un rôle avant cette finale ?
«Les joueurs de l’Inter Milan sont des professionnels. Ils ont été certainement très déçus de perdre le titre face à Naples mais ensuite ils se sont rapidement focalisés sur la finale. De son côté, le PSG évolue dans un championnat moins relevé que l’Inter et a donc facilement été sacré champion. En revanche, les Français ont aussi joué des matches de très haut niveau sur la scène européenne. Je ne pense donc pas que tout cela joue un rôle au moment de disputer une finale de Ligue des champions.»
«Donnarumma a davantage d’expérience en finale»

Sébastien Roth
Ancien gardien du Servette FC
Plus globalement, quelles sont les forces et les faiblesses du PSG et de l’Inter Milan ?
«Au contraire des années précédentes où il s’appuyait sur une kyrielle d’individualités, le PSG possède aujourd’hui un véritable groupe très soudé. Le club profite aussi d’un bon mélange entre jeunes talents et joueurs d’expérience. A Milan, l’équipe est peut-être un peu plus expérimentée. En résumé, je pense que ces deux équipes se reposent sur une défense solide et une attaque capable de faire basculer un match à chaque instant. Cette finale s’annonce ainsi très indécise.»
Au niveau des gardiens, avantage Yann Sommer ou Gianluigi Donnarumma ?
«Ces deux portiers sont des atouts majeurs pour leurs équipes. Depuis quelques semaines, ils sont également en pleine confiance. Je dirais peut-être que Donnarumma a davantage d’expérience en finale que Sommer grâce notamment à son vécu avec la sélection italienne.»
Gianluigi Donnarumma a passablement été critiqué cette saison mais a su se sublimer quand il le fallait. Comment expliquez-vous cela ?
«Il est difficile de l’expliquer. Cependant, il faut bien se rendre compte que dans un match de Ligue 1, Donnarumma a peu de ballons à négocier étant donné que le PSG est largement supérieur à ses adversaires. Ainsi, s’il commet une erreur, cette dernière se verra bien plus vite que chez un gardien qui doit effectuer une quinzaine de parades par rencontre. A Paris, Donnarumma est aussi soumis à une très grande pression de la part des médias et des fans. Malgré tout, il reste un être humain qui a le droit de faire des erreurs.»
De son côté, Yann Sommer a livré une saison très solide comme il en a souvent l’habitude. Quel regard portez-vous sur l’ensemble de sa carrière ?
«Franchement, je tire mon chapeau à Yann Sommer pour sa saison mais aussi pour l’ensemble de sa carrière. Quand il a eu des moments de doute, il a bien été protégé, que ce soit avec l’Inter Milan ou l’équipe de Suisse. Après ces moments plus difficiles, il a toujours su parfaitement rebondir. En Lombardie, Sommer a également profité de la totale confiance de son staff au contraire de Donnarumma au PSG qui été parfois relégué sur le banc des remplaçants.»
Pour terminer, quel est votre pronostic pour cette finale ?
«Étant donné que c’est une finale, je pense qu’il n’y aura, comme souvent, pas beaucoup de buts. Cette partie ne ressemblera donc pas au 4-3 de la demi-finale entre l’Inter Milan et Barcelone. Ainsi, je vois l’Inter Milan triompher 2-1 après prolongation.»