Vous avez trouvé une erreur?
Signaler maintenant
La mine des mauvais jours pour Didier Deschamps après la défaite contre l’Espagne.
KEYSTONE
Il faut «reconnaître qu'aujourd'hui on a été un ton en-dessous», a déclaré le sélectionneur français Didier Deschamps mardi après la défaite de l'équipe de France en demi-finale de la Coupe du monde contre l'Espagne (2-0) à Dallas.
«Il y a beaucoup de déception. Les joueurs sont anéantis parce qu'on avait beaucoup d'ambition, même s'il faut être aussi logique et reconnaître qu'aujourd'hui on a été un ton en dessous sur le plan technique face à une équipe qui a bien maîtrisé son sujet et plus. Mais c'est d'abord de notre faute, je veux pas accuser qui que ce soit», a commenté Deschamps sur M6.
Il s'est aussi interrogé sur le niveau de l'arbitre du match, le Salvadorien Ivan Barton : «Est-ce que l'arbitre a le niveau pour arbitrer une demi-finale de Coupe du monde ? (...) Je vais pas y répondre. Ce n'est pas parce qu'on a perdu que je dis ça. Il y a eu pas mal de situations, souvent en défaveur aussi, mais la première raison c'est forcément parce qu'on a été un peu en-dessous et moins dangereux offensivement qu'on aurait pu l'être avec quelques erreurs techniques, des passes qui auraient pu amener des situations, des occasions».
Mais «il faut l'accepter, c'est le très haut niveau, même si ça fait mal. Je ne veux pas jeter tout ce qui a été fait, mais sur ce match-là, voilà, l'Espagne a montré quelque chose de plus», a-t-il encore dit.
«L'Espagne est très forte. Ils ont été très bons dans la lecture de notre jeu. On n'a pas trouvé les solutions. Si on n'a pas l'expression offensive et technique qu'on a eue jusqu'à maintenant, c'est de notre faute. Il y a aussi le mérite de l'adversaire. Il fallait être au maximum et l'équipe de France ne l'était pas ce soir», a-t-il ajouté en conférence de presse.
Didier Deschamps, qui dirigera pour la dernière fois les Bleus samedi lors du match pour la 3e place après 14 ans passés à la tête de l'équipe de France s'est aussi dit «fier» de son parcours. «Il y a eu 2018 (le titre de champion du monde), la finale en 2022, on a maintenu la sélection française à un niveau très haut. C'est ainsi. Ce n'est pas un moment de bonheur ce soir mais il faut accepter la décision du match», a-t-il expliqué.
L'Espagne a été «meilleure» que les Bleus «dans tous les compartiments du jeu», a de son côté admis le milieu offensif français Rayan Cherki après la rencontre. «Ils ont été meilleurs que nous dans tous les compartiments du jeu, ils en voulaient plus que nous. C'est malheureux parce que je suis persuadé qu'on reste une meilleure équipe mais cet après-midi ils ont été meilleurs que nous», a déploré Cherki au micro de BeIn Sports.
«Même dans un jour moins bien, ce qui peut arriver à tout le monde, on doit être un peu meilleur, sur tous les compartiments du jeu, tactique, technique, physique, l'envie. C'est super dur parce qu'on avait tout pour aller au bout», a-t-il poursuivi auprès d'M6.
«Ils ont joué comme ils aiment jouer au football, nous on n'a pas joué comme on aime jouer au football», a regretté le milieu de Manchester City, entré à la 72e minute à la place de Michael Olise, alors que l'Espagne menait déjà 2 à 0 grâce à des buts de Mikel Oyarzabal sur penalty (22e) et de Pedro Porro (58e). «Quand je suis rentré, je n'ai pas senti l'équipe d'Espagne au-dessus. Par contre quand j'étais sur le banc, c'est vrai qu'ils font bien tourner le ballon, ils jouent sur l'euphorie», a reconnu Cherki.
Très tranchant dans ses déclarations, il n'a pas souhaité accablé Lucas Digne, coupable d'une faute dans la surface sur Lamine Yamal qui a engendré le pénalty espagnol. «Vous croyez qu'il pleurait à la mi-temps, qu'on lui a mis la tête dedans ? Non, c'est un fait de jeu, c'est le football. On se doit de l'emmener avec nous. A la mi-temps, on était tous ensemble. On savait que le deuxième but, il allait être super important. Parce que dans un match comme ça, 1-1, c'est super dur à défendre. 2-0, ce n'est plus la même histoire. Aujourd'hui, la déception est immense».
Éliminés aux portes de la finale, les Bleus affronteront l'Argentine ou l'Angleterre en petite finale samedi à Miami. «On va devoir d'abord digérer ce qui vient de se passer, a reconnu Cherki. C'est très très dur quand on voit le soutien des Français, que notre équipe de France a rassemblé tellement de gens derrière le drapeau, ça fait mal au coeur.»