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Signaler maintenantÀ la veille du second match de l'Argentine, Nestor Clausen revient sur les débuts tonitruants de l'Albiceleste dans ce Mondial 2026, une fois de plus portée par Lionel Messi. Champion du monde en 1986 aux côtés de Diego Maradona, l’ex-défenseur de 63 ans décrypte le rôle central, mais singulier, du capitaine argentin et juge les chances de la «Scaloneta» d’aller chercher une 4e étoile.
Et 1, et 2, et 3-0… Championne du monde en titre, l’Argentine a parfaitement entamé la défense de son bien, écrasant l’Algérie de Vladimir Petkovic 3-0. Trois buts, tous marqués par le même homme, un «gamin» de bientôt 39 ans - il les fêtera mercredi prochain -, Lionel Messi, désormais co-meilleur buteur de l’histoire du Mondial avec Miroslav Klose (16 buts, en 6 éditions)
De quoi, quand même, surprendre toute la communauté footballistique, tout octuple vainqueur du Ballon d’or et «GOAT» du football qu’il est. Même au pays, les Argentins ont été quelque peu surpris. Enfin, quoique.
«Réussir un triplé dans une Coupe du monde, c’est quand même quelque chose, ça n’arrive pas tous les jours !», explique Nestor Clausen, champion du monde 1986 avec l’Albiceleste au Mexique.
«Il y avait un certain doute dans les têtes des gens, et même en Argentine», poursuit l’ex-joueur et entraîneur du FC Sion. «Ça fait 3 ans qu’il évolue en MLS, et ce n’est pas du tout le même football qu’en Europe…».
Mais celui qui a soulevé le trophée planétaire aux côtés d’un certain Maradona a aussi son explication quant à la longévité de l’héritier du Roi Diego. «Moi, je l’ai toujours bien senti, malgré son âge. N’oublions pas qu’il n’a jamais eu de blessures graves. De plus, il a une bonne hygiène de vie, saine et c’est un type tranquille dans sa vie. Certes, il est moins rapide physiquement, mais mentalement il est très affûté !».
Bien sûr que Nestor Clausen reconnaît que «Messi ne court pas beaucoup, mais il n’a pas semblé manquer de rythme face à l’Algérie». «Son expérience lui permet de bien gérer ses forces, ses efforts. Nous, on le voit surtout quand il a le ballon. Quand l’Algérie avait le ballon, lui il marchait. Et ses coéquipiers devaient, eux, courir comme des fous !».
Sacrée une 3e fois au Qatar en 2022, après ses titres en 1978 et 1986, l’Argentine est-elle capable de remettre ça ? «Oui, clairement, lance Nestor Clausen. «L’Argentine est favorite, aux côtés de la France et de l’Espagne».
«Une grande partie des joueurs étaient déjà là en 2022, ils savent comment la gagner. Mais moi, ce qui me plaît surtout, c’est le staff technique. Le sélectionneur Lionel Scaloni est toujours très calme, il n’a pas la grosse tête et analyse toujours les choses de manière positive. Et ça passe très bien avec le groupe».
Et quel que soit l’adversaire, l’Albiceleste saura toujours s’adapter, selon le champion du monde 1986, ex-coach de Sion et de Xamax.
«La marque de fabrique de l’équipe d’Argentine, c’est sa mentalité. Quand elle peut jouer, elle joue. Par contre, si c’est un match où il faut se bagarrer, l’équipe sera prête aussi à ça ! Pour moi, c’est vraiment le gros avantage de l’Argentine».
Un «style» que Messi avait déjà il y a 4 ans, lors du sacre argentin au Qatar. «Mais l’équipe accepte ça !», coupe celui qui a aussi entraîné NE Xamax. «Ils ont besoin de lui en attaque, pas en défense. Alors oui, il a inscrit 3 buts ce jour-là, mais s’il ne marque pas, il fera marquer un copain grâce à une magnifique passe.»
Finalement, ce qui a le plus surpris Clausen, c’est le 2e but de la «Pulga» face à l’Algérie, «un but de no 9». «Lautaro Martinez, il était où ? C’était sa place, normalement. C’est donc ce qui surprend le plus avec Messi, c’est qu’il est toujours bien placé.»
Et finalement, en marchant, pourquoi ne pas viser le Mondial 2030. Il fêtera alors ses 43 ans, un de plus que Roger Milla, le buteur le plus âgé en Coupe du monde (42 ans et 39 jours) en 1994 aux USA. De quoi écrire encore un peu plus l’Histoire…