Comme Michael Olise ou Manu Koné, de jeunes joueurs ont profité de «l'oxygénation» de l'équipe de France voulue par Didier Deschamps pour se positionner en vue des qualifications pour le Mondial-2026. Tour d'horizon des meilleurs espoirs.
Olise, l'héritier de Grizou
Il a pris un peu de temps mais le joueur du Bayern Munich a réussi un match référence avec les Bleus pour sa sixième sélection lors du quart de finale retour de Ligue des nations contre la Croatie (2-0, 5 t.a.b à 4)), avec un but sur coup franc direct et une passe décisive. Avec 8 sélections (2 buts) depuis septembre, il est peut-être l'héritier d'Antoine Griezmann. Didier Deschamps est prêt à lui laisser du temps. «Grizou éclairait notre jeu ces dernières années, ce n'est pas ce qu'il était au début, a dit le sélectionneur. Il a fallu du temps avant que Michael fasse le match qu'il a fait contre la Croatie.»
Manu Koné, du peps au milieu
Régulièrement titulaire au milieu de terrain, Manu Koné a profité des absences tour à tour d'Aurélien Tchouameni ou d'Eduardo Camavinga pour se faire une place en sélection et atteindre lui aussi les 8 capes (0 but) au cours de la saison 2024-2025 où il a apporté sa fougue. Le Romain a doublé Youssouf Fofana et Warren Zaïre-Emery dans la hiérarchie des milieux et il se sent fort. «J'ai une qualité déjà, j'ai confiance en moi, je n'ai pas vraiment besoin qu'on me mette en confiance.»
Cherki, des débuts réussis
Il n'a joué que deux matches, en juin, mais il était attendu depuis un moment. Rayan Cherki a crevé l'écran dès son entrée en jeu en demi-finale de Ligue des nations contre l'Espagne et a contribué à ramener la France de 4-0 à 5-4, avec un but magnifique, une passe décisive et un but contre son camp provoqué. Contre l'Allemagne (2-0) dimanche, il n'a pas brillé avec le même éclat mais a fait jouer ses attaquants. «Je suis là pour les servir», expose-t-il. Cherki «nous a fait énormément de bien sur ces deux matches, a dit Randal Kolo-Muani. On a vu sa qualité de passe, sa technique. Il arrive à nous trouver sur des petits espaces ou en profondeur. C'est juste un régal de jouer avec lui».
Doué, du punch et des nerfs
Le jeune champion d'Europe Désiré Doué a joué les trois derniers matches des Bleus. Il a montré son sens du dribble et ses nerfs pour transformer un tir au but au bord du gouffre contre la Croatie pour sa première cape. Un peu brouillon et fatigué lors du Final four de Ligue des nations, il est l'un des symboles de la richesse offensive des Bleus. «Et c'est un travailleur, il ne se repose pas sur ses acquis», assure Manu Koné.
Badé, solide dans les duels
Dernier arrivé, Loïc Badé a réussi une première sélection intéressante en défense centrale contre l'Allemagne, où il s'est montré solide dans les duels, plus que son aîné Lucas Hernandez avec qui il formait une charnière inédite. «Je me suis très bien senti», a résumé le Sévillan. A un poste de défenseur central où la hiérarchie est bien établie, avec Dayot Upamecano et William Saliba titulaires, il a une place à prendre dans la campagne pour le Mondial-2026.
Gusto, candidat à droite
Derrière l'intouchable Jules Koundé, forfait pour la finale à quatre de Ligue des nations, Malo Gusto postule pour un poste de remplaçant au poste de latéral droit, en concurrence avec Benjamin Pavard ou Jonathan Clauss, pas retenu pour ce dernier rassemblement. Le joueur de Chelsea, qui a retrouvé les Bleus longtemps après avoir été appelé une première fois contre les Pays-Bas (victoire 2-1) en octobre 2023, a réussi son entrée contre l'Espagne et joué un bon match contre l'Allemagne pour ses deuxième et troisième sélections. Face à la pénurie de latéraux de très haut niveau derrière Koundé, il a lui aussi une carte à jouer.