Gaëlle Thalmann : "Il ne faut pas nous voir comme favorites"

vasc, ats

8.12.2020 - 09:08

Testée positive au coronavirus il y a deux semaines, Gaëlle Thalmann devrait être de retour pour garder les buts de Servette-Chênois en Ligue des champions mercredi, lors du match aller des 16es de finale contre l'Atletico Madrid. «Nous sommes des débutantes», prévient la gardienne bulloise de l'équipe de Suisse aux 84 sélections.

Gaëlle Thalmann
Keystone

Jouer la Ligue des champions avec Servette, un club romand, qu'est-ce que cela représente pour vous ?

«Jouer la Ligue des champions, personnellement, c'est déjà un objectif en soi. Et puis le faire avec un club suisse, une équipe romande, c'est encore mieux. Cela nous permet de représenter notre région à travers l'Europe.»

Qu'est-ce que cela dit de la place de Servette au niveau européen ?

«Ça montre que Servette a fait un certain travail ces dernières années. Parce que ce sont les meilleures équipes du championnat qui se qualifient pour l'Europe. Après, notre position au niveau européen sera à évaluer. Nous sommes des débutantes, donc il ne faut pas nous voir comme favorites.»

Quel sera l'objectif pour Servette dans cette Ligue des champions ?

«Nous essayerons de faire au mieux. Nous allons toujours sur le terrain pour gagner, en mettant en place la bonne stratégie pour le faire contre un adversaire meilleur que nous.»

Par rapport à ce que vous avez connu dans d'autres championnats (réd: elle a évolué en Allemagne et en Italie), comment voyez-vous l'évolution du football suisse actuellement ?

«Le football suisse est sur la bonne voie. Il y a par contre encore passablement de travail. L'ASF met beaucoup de moyens en place pour le développer, également en matière de visibilité. C'est positif.»



Qu'est-ce qu'il manque pour combler l'écart avec les pays qui nous entourent ?

«Certainement des moyens financiers. Mais cela est sans doute aussi dû en partie au coût de la vie en Suisse. Il manque un peu d'investissement de la part des clubs. La fédération a décidé de prendre en main les choses en décidant que le football féminin était une de ses quatre priorités stratégiques. Ça, c'est un bon signe. Mais j'espère que l'ASF va soutenir les clubs.»

La professionnalisation est-elle quelque chose d'important ?

«Pour le football féminin en Suisse, elle est très importante pour garder le rythme des autres pays et pour continuer à être compétitives au niveau européen. Cela vaut aussi pour notre équipe nationale.»

Le fait que le football féminin suisse de clubs grandisse, avec notamment une meilleure exposition, peut-il avoir des répercussions positives aussi sur cette équipe nationale ?

«L'augmentation du niveau et de la visibilité sont certainement des choses positives. Car cela attire aussi l'attention sur nos joueuses. Elles ont peut-être encore plus la possibilité qu'avant de jouer à l'étranger, dans des championnats plus compétitifs. Donc la concurrence en équipe nationale devient plus redoutable. C'est ce qui permet au niveau de monter.»

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