Insultes, menaces : Villas-Boas explose contre un journaliste 

Chris Geiger

17.12.2020

Vivement critiqué depuis le début de la saison, André Villas-Boas a craqué mercredi soir après la défaite de l'Olympique de Marseille à Rennes (2-1). L'entraîneur portugais s'en est pris à un journaliste de "La Provence" en conférence de presse... puis sur le parking.

André Villas-Boas a craqué mercredi après la défaite de l'Olympique de Marseille.
Keystone

Le torchon brûlait depuis plusieurs semaines entre André Villas-Boas et le journal "La Provence". Le technicien de l'OM, qui se disait être victime de "bashing" dans les colonnes du média marseillais, a craqué et menacé le rédacteur en question mercredi en conférence de presse d'après-match.

Certainement remonté par la défaite des siens à Rennes (2-1), l'ancien coach de Porto, Chelsea, Tottenham ou encore du Zénith Saint-Pétersbourg a vivement interpellé le journaliste en descendant de l'estrade. "Merci hein. Continue comme ça, je t'attrape moi. Si j'ai la chance de t'attraper... continue comme ça, c'est bien", a lancé le Lusitanien.

"Une attaque personnelle contre moi"

Pour rappel, l'origine de l'incendie remonte à la veille du match entre Manchester City et Marseille (3-0) et la parution dans "La Provence" d'un article retraçant le parcours "pas fameux" de club phocéen en Ligue des champions. 

Après la défaite en Angleterre, Villas-Boas avait déjà recadré le journaliste en l'accusant de ne "pas être un connaisseur du Zénith" et d'avoir publié les statistiques qui l'arrangeaient. L'entraîneur marseillais avait ensuite remis le couvert samedi après la victoire de son équipe contre Monaco (2-1) en interpellant un représentant du média.

"Tu travailles encore pour la Provence ? Tu sais qu'ils ont fait sortir une 'Une' qui était pathétique, une attaque personnelle contre moi que je n'ai pas très bien prise. Mais il n'est pas là, le journaliste. S'il y a des statistiques à sortir, il y en a beaucoup qui sont bonnes. Quand on choisit les stats dans une autre compétition pour faire du mal, et parler de clubs qui ne sont pas concernés, cela fait beaucoup de mal", avait lâché le Portugais au malheureux collègue.

Scène tendue sur le parking

Le message du natif de Porto avait visiblement passé puisque le journaliste en question lui avait répondu dans un édito publié mercredi où un "crime de lèse-majesté" y était évoqué. "Le but du papier incriminé n'était pourtant pas de déclencher les enfers dans son cerveau, ni d'allumer sa parano, juste de retracer son parcours", avait ajouté l'éditorialiste.

Ce dernier, qui surnomme Villas-Boas "Dédé-l'énervé", a finalement dû être séparé de l'entraîneur marseillais mercredi soir après que l'altercation ait dégénéré sur le parking du Roazhon Park. Selon plusieurs témoins, "AVB" aurait collé son visage à celui du journaliste, des menaces et des insultes auraient également été échangées. Une chose est sûre, la prochaine conférence de presse prévue vendredi promet quelques étincelles.

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