Andrea Binotto : "J'ai des convictions qui sont fortes"

vasc, ats

21.12.2020 - 16:07

Près de sept mois après avoir quitté Stade-Lausanne-Ouchy, Andrea Binotto obtient sa chance dans un club professionnel. Avec l'ambition de redonner confiance à Neuchâtel Xamax.

Andrea Binotto incarne l'espoir. Pour Neuchâtel Xamax, il est celui qui doit permettre au club de «retrouver un nouvel élan».
Keystone

Andrea Binotto incarne l'espoir. Pour Neuchâtel Xamax, il est celui qui doit permettre au club de «retrouver un nouvel élan», selon ses mots. Car qu'importe ce qui adviendra du match de mardi (19h00) contre Winterthour, les Rouge et Noir termineront 2020 à l'une des deux dernières places du classement de Challenge League. Loin, très loin de leur réputation et de leurs aspirations.

«Le projet est extrêmement intéressant, relève le Vaudois dans un entretien avec Keystone-ATS. Cette dernière place actuelle est la résultante de plusieurs facteurs, d'une succession de choses qui n'ont peut-être pas été faites aux bons moments. Il faudra repartir avec de bonnes décisions, autant dans le sportif que l'extrasportif, et de l'enthousiasme.»

"Une spirale dont on peut vite se retourner"

A Xamax, il y a surtout une dynamique à inverser. Celle du moment, avec neuf défaites consécutives, s'est transformée en spirale infernale.

Binotto a vu chacun des quatorze matches disputés jusqu'ici. Il a donc fait son analyse: «Ce n'est pas une équipe larguée, estime-t-il. Il y a eu une perte de confiance, avec de la crispation. Le jeu devenait plus compliqué. Mais c'est une spirale dont on peut vite se retourner.

Idéalement, une victoire mardi permettrait déjà de l'interrompre et d'avoir un nouveau départ à la reprise.» L'ancien coach de SLO laissera en effet encore Martin Rueda s'asseoir sur le banc de la Maladière mardi, avant de prendre ses fonctions dès les premiers jours de l'année prochaine.

«Pouvoir m'investir pleinement dans le foot»

Avec donc du travail à accomplir. Il ne s'en plaint pas. Au contraire, le professeur de mathématiques aspirait à cela, lui qui a obtenu sa licence UEFA Pro récemment.

Être à la tête d'un club professionnel comme Xamax, c'est aussi le début d'une nouvelle carrière pour Binotto: «C'était vraiment mon désir, insiste celui qui a fêté ses cinquante ans fin novembre. Je ne me voyais pas accepter une offre qui ne me mette pas dans ces conditions. Je voulais pouvoir m'investir pleinement dans le foot, avec l'intention forte de ne plus jouer sur deux tableaux. Xamax me le permet.»

"Il faut trouver un équilibre"

Après plus de sept ans passés à Stade-Lausanne, de la 2e ligue interrégionale à la Challenge League, l'ancien entraîneur amateur se voit propulsé dans un autre statut. Celui qui doit lui permettre de s'affirmer comme un technicien pertinent dans le monde professionnel.

«J'ai des convictions qui sont fortes, assure-t-il. Je suis persuadé que mon investissement et mon travail porteront leurs fruits. Quant à mes idées, elles évoluent tout le temps, même si j'aime que mon équipe ait le ballon dans les pieds, soit portée vers l'offensive. Mais un entraîneur ne doit pas rester figé sur ce qu'il croit être des vérités.»

A la Maladière, ses ambitions seront forcément épiées. Il sera aussi attendu sur sa capacité à lancer des jeunes joueurs. «Cette saison, la Challenge League est plus ouverte. Donc ce championnat donne la possibilité de leur faire de la place. Mais cela ne veut pas dire qu'il s'agit de mettre onze jeunes sur le terrain qui ne sont pas prêts. Il faut trouver un équilibre et travailler avec de façon à leur donner les moyens de s'exprimer. Après, il faut avoir le courage de les lancer. Ce courage, je l'aurai.»

Paroles d'un homme qui change de vie.

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