Nouvelles banderoles injurieuses en Allemagne

Teleclub NL

1.3.2020

La rencontre de Bundesliga entre l'Union Berlin et Wolfsbourg a été entachée, une nouvelle fois, par des banderoles injurieuses adressées au propriétaire d'Hoffenheim, Dietmar Hopp. 

Le match Union Berlin - Wolfsbourg a été interrompu à deux reprises en raison de banderoles injurieuses. 
Keystone

Tristes images ce week-end en Bundesliga. La rencontre entre l'Union Berlin et Wolfsbourg a, en effet, été entachée par de nouvelles banderoles injurieuses envers le patron d'Hoffenheim, Dietmar Hopp.

Un cas similaire s'était déjà produit samedi entre Hoffenheim, justement, et le Bayern Munich (0-6). Les joueurs de deux clubs avaient notamment refusé de jouer le dernier quart d'heure afin de protester contre les insultes des supporters bavarois.

Dimanche, ce sont les fans de l'Union Berlin qui se sont mis en évidence, à leur tour, d'une bien triste manière. La match a été interrompu une première fois après une bannière offensante à l'égard de la fédération allemande de football (DFB). "La punition collective a été abolie en 2017. Maintenant, Hopp courtise et deux pas en arrière sont faits! DFB, va te faire f*****!", pouvait-on lire en allemand. 

Juste avant la mi-temps, un second étendard a été sorti par les supporters de la formation entraînée par Urs Fischer. Celle-ci visait, cette fois-ci, directement Dietmar Hopp. Comme la veille, l'inscription "fils de p***" y figurait. La partie a donc été arrêtée une deuxième fois quelques instants. 

Les fans de l'Union Berlin ont brandi une banderole peu élogieuse. 
Keystone

La rencontre a néanmoins pu se terminer et s'est soldée par un match nul (2-2). Les locaux menaient pourtant 2-0 jusqu'à la 60e minute après les réussites d'Andersson (41e) et Friedrich (56e). Mais les Loups, avec Steffen, Mbabu et Mehmedi (dès la 63e minute), ont refait leur retard (60e et 81e).

Une exception qui fâche

Mais pour quelles raisons le bienfaiteur d'Hoffenheim est-il si détesté par le public en Allemagne? A cause de la règle du "50+1", qui empêche une seule et même personne de posséder plus de 50% d'un club allemand. Ainsi, les investisseurs ne peuvent pas investir en majorité dans une équipe pour en faire un "jouet".

Toutefois, le milliardaire allemand - septième fortune du pays - aurait investi plus de 350 millions d'euros chez les Bleus et Blancs depuis les années 1990 et ne respecterait par cette loi. Une exception qui fait tâche et qui n'est pas bien accueillie par les supporters des autres formations. 

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