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Signaler maintenantDans une interview exclusive accordée à blue Sport, l'agent de Cameron Puertas, Fahd Adamson, revient sur la situation de son joueur, dont la naturalisation ne pourra pas intervenir avant 2029 comme nous l'avons appris cette semaine.
Murat Yakin a dévoilé ce jeudi sa sélection pour les deux prochains matches de l'équipe de Suisse, des rencontres amicales face à l'Allemagne le 27 mars et la Norvège le 31. Et forcément, Cameron Puertas n'y figurait pas, le milieu de terrain du Werder Brême ne pouvant être naturalisé avant 2029 comme l'a révélé cette semaine l'ASF.
Une nouvelle qui en a surpris plus d'un, à commencer par son agent, Fahd Adamson, qui a eu l'information au début du mois de mars. «Comme on l'a su avant tout le monde, on a été déçu avant tout le monde. Mais comme Cameron l'a très bien dit, c'est le destin et on vit avec», explique-t-il au micro de blue Sport.
Le choc désormais passé, Fahd Adamson tient avant tout à rassurer sur l'état d'esprit de son protégé, qui ne compte pas se laisser abattre. «Cameron va bien. Même s'il y a eu de l'optimisme, il y a toujours eu une part de réalisme aussi. Il savait qu'à la fin pouvait arriver ce qui est arrivé. C'est quelqu'un qui a un mental extrêmement fort, il ne va pas s'arrêter sur ça. Comme il m'a dit au téléphone, 2029, ce n'est pas si loin que ça. Il lui reste encore de belles années de carrière devant lui, donc il y a toujours une revanche à aller chercher», lâche-t-il.
Dans son analyse, l'agent estime la situation «un peu sévère» au regard des circonstances entourant l'inscription au casier judiciaire de son joueur. «Je ne vais pas être très objectif, mais c'est clair que ça me semble un peu exagéré, compte tenu des raisons pour lesquelles il a eu cet événement sur son casier judiciaire. Ce qui me marque encore plus dans l'histoire de Cameron, c'est que c'est un immigré de troisième génération, donc ça fait quand même un peu beaucoup. Aujourd'hui, si tu demandes à Cameron où il veut passer sa vie après sa carrière, la question ne se pose même pas, c'est en Suisse», explique-t-il.
Toutefois, il tient à souligner que ces règles sont en place pour une bonne raison et qu'il faut les respecter. «Après, il y a des règles en Suisse et c'est aussi pour cela que le pays fonctionne extrêmement bien», conclut-il.