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Marcus Rashford et ses coéquipiers vont vivre des heures compliquées au Mexique.
KEYSTONE
Mission impossible ? L'Angleterre, qui va affronter dimanche en 8e de finale le Mexique, invaincu en Coupe du monde quand il reçoit dans son stade Azteca juché à 2'240 mètres d'altitude, va devoir surmonter le manque d'adaptation à la raréfaction de l'air.
Les joueurs anglais ont quitté leur base de Kansas City vendredi pour rejoindre la capitale mexicaine. Leur 8e de finale face à l'enfiévré pays coorganisateur, qui remporté ses quatre premiers matches sans encaisser de but, est prévu dimanche à 18h00 locales (00h00 GMT lundi, 02h00 françaises).
Les températures prévues seront loin d'être caniculaires (20 degrés celsius) mais des précipitations sont attendues. Des conditions presque britanniques pour les Three Lions, si ce n'est qu'ils vont évoluer à 2'240 mètres au-dessus du niveau de la mer. A une telle altitude, à chaque effort l'organisme perd en oxygène, quand le ballon circule lui toujours plus vite.
«L’altitude sera bien sûr un gros désavantage, car nous ne pouvons pas nous y adapter physiquement en quatre jours. C’est tout simplement impossible», a exposé Thomas Tuchel.
«D’autres obstacles peuvent se mettre sur notre chemin, mais nous sommes prêts pour ça», a poursuivi le sélectionneur de l'Angleterre voyant là une occasion parfaite «de trouver des réponses lorsque les choses deviendront difficiles».
Selon le technicien allemand, l'Angleterre a fait tout ce qu’elle pouvait dans sa préparation pour s’acclimater à cette Coupe du monde, qui se déroule au Canada, au Mexique et aux États-Unis. Début juin, elle a notamment fait un stage d'une dizaine de jours en Floride pour s’accoutumer aux fortes chaleurs et à l'humidité.
Mais le rythme soutenu entre les matches, joués jusqu'ici à Dallas et Atlanta, dans des stades couverts et climatisés, à Boston et East Rutherford, près de New York, sous d'assez fortes chaleurs, n'a guère laissé le temps aux Anglais de se préparer aux conditions qui les attendent à Mexico.
Or «la recommandation est soit d’arriver 10 jours avant – ce qui était trop tôt pour nous – soit à la dernière minute, ce qui n’est pas autorisé», rappelle Thomas Tuchel, à propos de l'obligation par la Fifa d'arriver au plus tard la veille des matches pour respecter les obligation médiatiques d'usage. Le compromis trouvé par l'encadrement aura été de poser les valises deux jours avant la rencontre.
Dans quel hôtel ? Le secret est soigneusement gardé, car on craint côté anglais que les enfiévrés supporters mexicains n'essaient de perturber le sommeil des joueurs, en faisant un bruit du tonnerre toute la nuit. Les Equatoriens, avant le 16e de finale perdu (2-0), en firent l'amère expérience et ont déposé une plainte auprès de la Fifa restée sans suite. «Nous nous y attendons, a soufflé Tuchel. «Mais que pouvons-nous faire ?»
Il pourra peut-être s'inspirer de «Big Jack» Charlton, défenseur imposant des Three Lions, qui bondit de son lit en sous-vêtements et fit fuir une poignée de fans mexicains et brésiliens venus mettre un vacarme de tous les diables dans l'hôtel où logeait l'équipe à Guadalajara, à la veille du quart de finale de la Coupe du monde 1970.
England treated to a warm welcome by the Mexico fans 😬 pic.twitter.com/1oOi3LAfcj
— BBC Sport (@BBCSport) July 4, 2026