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Signaler maintenantPré-sélectionné par l’intelligence artificielle parmi une liste de plus de 30 profils différents, Luka Elsner, le nouveau coach du Lausanne-Sport proposera un jeu ambitieux et un football actif, qui puisse rendre les fans fiers de leur équipe lorsqu’ils quitteront la Tuilière.
Mauro Lustrinelli, Ludovic Magnin, et même des noms d’entraîneurs qui ont dirigé des équipes en Ligue des champions. La liste des noms proposés par l’outil artificiel de l’OGC Nice a dépassé les trente suggestions au mois d’avril dernier. Parmi celles-ci, Luka Elsner, pour qui c’est normal aujourd’hui de travailler avec ce genre de support.
«J’avais déjà été repéré une première fois par l’IA à l’Union St-Gilloise, c’est marrant d’être sorti deux fois dans ces listes», dédramatise le Slovène de 43 ans, qui a fait forte impression lors de sa présentation devant la presse ce mardi 16 juin. Ambition, exigence, résultats, plaisir, intelligence émotionnelle : les premiers échanges sont prometteurs.
«Je sens une énergie forte et des ambitions. Je me mets au service de ces ambitions. J’arrive ici avec de l’expérience, des cultures différentes, et pour partager mes idées de football.» Les premiers mots du coach face à la presse sont des punchlines.
Développons plutôt ses idées de football. Elsner a été choisi, entre autres, pour sa capacité à apporter une assise défensive au LS, mais sa philosophie est bien plus intéressante : «Je veux un football actif. Je veux que mon équipe dégage quelque chose, qu’on joue à haute intensité, avec un niveau de jeu et une façon de jouer qui donne envie aux gens de venir au stade. A la fin de la saison, je veux que les fans quittent le stade en se disant qu’ils sont fiers de leur équipe. Derrière je veux un mur. Toujours quelqu’un sur le porteur. Toujours un pied qui traîne.» Les ‹je veux› se succèdent, les phrases sont brèves, claires, faciles à comprendre. De prime abord, Luka Elsner est un pragmatique.
Lausanne voulait un coach d’expérience avec un haut degré d’exigence et de la discipline. «On ne doit pas juste utiliser des joueurs. On doit les développer, et on doit avoir un important degré d’implication», explique le directeur sportif, Stéphane Henchoz. Luka Elsner a démontré ces éléments dans les différents clubs dans lesquels il a travaillé dans sa carrière. C’est quelqu’un de carré, qui possède une philosophie de travail qui nous permettra d’atteindre ces objectifs.
Exigence…et plaisir : des notions que le nouveau coach aime conjuguer. «Une partie de la réussite c’est aussi de prendre du plaisir et de créer une atmosphère. Tu auras toujours plus de résultats quand tu prends du plaisir. Après, être footballeur, pour moi c’est 24 heures par jour. C’est dormir et manger football parce qu’au final on ne parle que d’une dizaine d’années pour les plus chanceux, ça passe tellement vite. Alors autant tout donner.»
Il y a deux ans, devant la presse, Stéphane Henchoz avait ouvertement annoncé la couleur : pour sa première saison en tant que DS, il avait demandé à l’équipe de terminer l’exercice parmi les 6 meilleures équipes du pays, ce qu’elle était parvenue à faire. Pas d’annonce explicite en début de saison passée, et quelques regrets au moment du bilan. «J’aurais dû donner un objectif clair», avait reconnu l’ancien défenseur. Cette saison, le message est envoyé dès la première rencontre avec la presse : «Le top-6. Je ne dis pas qu’on doit le faire, mais on peut le faire, on va tout faire pour que ce soit le cas.»
Aux côtés de Stéphane Henchoz, Vincent Steinmann, directeur général du club, ajoute : «On veut s’installer durablement dans le top-6. Et puis la Coupe de Suisse est l’un des chemins pour aller en Coupe d’Europe. Ça trotte évidemment dans beaucoup de têtes.»
Enfin, une dernière question pour le coach. On a compris pourquoi le LS a voulu de lui, mais lui, pourquoi a-t-il choisi d’y travailler ? «J’ai tout de suite remarqué que j’allais bosser avec des gens sérieux, rigoureux, structurés, ambitieux. Rien que le processus de recrutement m’a donné envie de travailler avec eux. J’ai aussi envie d’aider les jeunes à franchir des paliers. J’ai hâte que les ballons se mettent à rouler. Et puis l’environnement est magnifique. C’est facile d’être pris par la beauté de cette ville. Je la sens chaleureuse et en mouvement.»