Figure incontournable du football français, aujourd’hui âgé de 87 ans, Guy Roux s'est fait l'auteur d'un nouveau dérapage dans une récente interview.
Connu pour ne jamais avoir eu sa langue dans sa poche, l’ancien entraîneur emblématique de l’AJ Auxerre - qu’il avait notamment mené au titre de champion de France en 1996 - s’est montré très critique à l’égard du football féminin dans les colonnes du quotidien régional français «L’Est éclair».
«J’ai beaucoup de respect pour ces jeunes femmes qui pratiquent leur sport favori. Mais si vous me demandez si les rencontres féminines sont spectaculaires, je vous renvoie aux matches de D1 qui se disputent devant 800 spectateurs», a-t-il d’abord déclaré, mettant en doute l’attrait et la popularité du championnat féminin français.
Mais ce sont surtout ses propos suivants qui ont suscité de vives réactions. «Une femme est faite pour mettre des enfants au monde, avec un bassin plus large. Et le foot n’est pas fait pour les bassins larges. Les meilleures joueuses de football sont taillées comme les garçons», a poursuivi Guy Roux, invoquant des arguments biologiques pour justifier, selon lui, les limites du football féminin de haut niveau.
L’ex-technicien n’est malheureusement pas le seul à s’être illustré par des propos déplacés ces derniers jours. Samedi, lors de la rencontre de Ligue 1 féminine entre le Paris FC et l’Olympique de Marseille (2-2), Daniel Bravo, consultant pour beIN Sports, a tenu des propos sexistes à l’antenne à l’égard de l’internationale française Gaëtane Thiney, présente en tribunes. «Elle n’est pas très attentive. J’ai l’impression qu’elle parlait lingerie», a-t-il lâché. Des propos qui ont conduit la chaîne à suspendre son consultant.
Dans une interview accordée à «L’Équipe» ce mercredi soir, l’ancien joueur du PSG s’est excusé publiquement : «Je veux d’abord présenter mes excuses à Gaëtane Thiney, aux femmes et à toutes les personnes que j’ai pu heurter par cette maladresse. (…) C’était une sale blague, et je l’ai complètement ratée. (…) Je ne sais toujours pas pourquoi j’ai dit ça, je ne me l’explique pas.»