Binggeli: "Je tremblais quand j'ai dû lui parler"

6.2.2019 - 13:09, ATS

C'est un Christian Binggeli ému qui est revenu sur les raisons qui l'ont poussé à se séparer de son entraîneur Michel Decastel. «Je tremblais quand j'ai dû lui parler», a dit le président de Xamax.

Binggeli:
1:07

Binggeli: "Ce n'est pas le coeur qui a parlé, c'est la raison..."

En conférence de presse mercredi, Christian Binggeli a donné les principales raisons du licenciement de Michel Decastel.

06.02.2019

Christian Binggeli a pris tout le monde de court mardi: il a congédié son entraîneur Decastel, présent au club depuis près de trois ans et demi. Celui-là même qu'il s'était promis de ne jamais virer.

«C'est vrai que je ne voulais pas me séparer de lui, a-t-il consenti en conférence de presse. Mais des fois, on sent des choses en tant que dirigeant. J'estime que pour le bien du club, il faut amener une nouvelle énergie.» Tombée après un seul match officiel en 2019, la sentence a surpris.

Pas de recrue supplémentaire

Cette défaite 2-0 à Young Boys a-t-elle joué un rôle? «Non, cela n'a rien à voir, coupe-t-il. C'est une décision mûrie. J'en ai parlé avec le comité, j'ai pesé le pour et le contre en me demandant ce qu'on pouvait améliorer. Je dois secouer le cocotier. Au bout de trois ans, je devais faire quelque chose. Je me suis évidemment posé la question du timing, mais les matches passent et pour moi il était juste de le faire maintenant.»

Le couperet est tombé en plein mercato, lequel court jusqu'au 15 février. Xamax a engagé deux joueurs jusqu'ici: Serey Die et Amifico Pululu, prêtés par Bâle. C'est peu, au vu de la qualité de l'effectif. On prête à Michel Decastel un brin d'agacement quant à la pauvreté de ce recrutement.

Binggeli dément: «Il n'y avait pas de pas de dissensions, simplement des exigences différentes. M. Decastel a fait avec nos petits moyens. On est presque des casse-cou de partir en Super League avec un budget de 8 millions de francs. Il ne s'est jamais plaint, il a fait avec. Cet hiver, il m'a dit qu'il fallait 3-4 renforts. On a essayé, mais on n'avait aucun moyen pour négocier.» Si bien que le président l'a affirmé, il n'y aura pas de recrue supplémentaire, qu'importe les difficultés à composer une défense solide.

Les leaders plébiscitent Henchoz

C'est à Stéphane Henchoz, l'adjoint de Decastel, qu'incombera la tâche de relever Xamax, lanterne rouge de Super League avec quatre points de retard sur le 9e, Grasshopper. Un choix pris après avoir consulté les cadres du vestiaires, le préférant à un coach qui serait venu de l'extérieur. «Les leaders ne m'ont pas fait changer d'avis, a débriefé Binggeli. Mais je voulais leur mettre quelqu'un en qui ils ont confiance. Henchoz s'impliquait de plus en plus, il méritait d'avoir sa chance.»

Déjà tourné vers l'avenir, le président a caractérisé la période qu'il vivait comme «la fin d'un cycle pour Xamax. Il nous faut de nouvelles structures, au niveau du secteur sportif et de la cellule de recrutement.» Si les premiers signes (un directeur technique, une équipe de moins de 21 ans) sont promis dès la saison prochaine, le sort de l'équipe fanion est encore bien incertain. Le match de Super League contre Lucerne dimanche à la Maladière peut donner certaines indications.

Retour à la page d'accueilRetour au sport

Plus d'articles