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Yvan Quentin (à gauche), Gianni Infantino et Georges Bregy ont assisté au duel entre la Suisse et le Qatar.
Photo fournie par Yvan Quentin
L’ancien latéral valaisan de l’équipe de Suisse a vécu depuis le stade l’entrée en lice de la Nati. Invité par la FIFA, il nous raconte son court mais intense séjour californien entre petits fours, stars du foot et shopping.
Quel est le point commun entre Tom Cruise, Jay-Z, Katy Perry, David Beckham et Yvan Quentin ? Tous ont assisté, depuis les tribunes, au moins à un match de la Coupe du monde. Au milieu de ce beau monde, de strass et de paillettes, l’ancien défenseur valaisan de la Nati a été convié par la FIFA pour assister à Suisse – Qatar. «Cette invitation est un petit clin d’œil à notre participation à la Coupe du monde 1994», sourit le Montheysan qui a ainsi atterri sur les bords de la baie de San Francisco, 32 ans après avoir affronté la Colombie (0-2) dans la cité californienne.
L’ancien latéral du FC Sion a débarqué vendredi après-midi aux États-Unis. À peine sorti de son vol depuis Zurich, via Francfort, qu’il est alpagué par un policier. «Je me suis demandé ce que j’avais fait de faux. Mais il était juste là pour me permettre de passer plus facilement la douane», rigole-t-il. Car la FIFA a mis les petits plats dans les grands pour ses convives. Et c’est à bord d’une voiture privée qu’Yvan Quentin a rejoint son hôtel à San Jose, - «Une très jolie petite ville» -, au sud de de San Francisco.
Samedi, pas le temps de profiter de la capitale de la Silicon Valley, la rencontre est agendée à midi tout pile. En compagnie de Georges Bregy, son compère de la Nati 94, et du président du FC Lutry, entre autres, Yvan Quentin prend la direction de Santa Clara et du majestueux stade des 49ers, qui accueille six rencontres de cette Coupe du monde. Un petit trajet de 15 minutes, sous bonne escorte. «On a eu un accès privilégié puisque nous avions deux voitures de police devant notre bus et quatre ou cinq policiers à moto qui bloquaient toutes les routes sur notre passage et même sur l’autoroute.»
Devant le stade, un chien renifleur inspecte le véhicule et contrôle le chauffeur, avant que le groupe ne monte dans la loge de la FIFA, où petits fours et champagne attendent les invités du jour, aux côtés du président Gianni Infantino. «Je ne pensais pas aller en loge. Je me sentais un peu con en me retrouvant au milieu de ce beau monde. Je me demandais ce que je foutais là», lance celui qui a donc croisé Youri Djorkaeff ou l’ancien sélectionneur Bora Milutinović, qui a connu cinq Coupes du monde avec cinq sélections différentes. «Comme je connaissais un peu Gianni (Infantino), je me suis dépêché de faire deux ou trois selfies avant le match, car j’étais sûr que j’allais devoir bouger.»

Yvan Quentin a aussi croisé Youri Djorkaeff.
Photo fournie par Yvan Quentin
Mais le voilà assis en loge présidentielle à côté du champion du monde français 1998 et derrière les officiels. «J’avais ma petite plaque sur laquelle était écrit mon nom à côté de mon siège, au cas où je me perdais», se marre-t-il. «Je recevais des messages de gens qui m’avaient vu à la télé et qui me demandaient si c’était bien moi.» Avec Djorkaeff et Bregy, ils n’ont toutefois pas totalement apprécié le spectacle proposé par la Nati. «L’ambiance était vraiment bonne, les supporters chantaient et faisaient du bruit. Mais comme beaucoup, on a un peu pesté contre cette équipe de Suisse.» Mais Yvan Quentin ne se montre toutefois pas alarmiste. «Une entrée en lice dans un Mondial est toujours difficile. Il n’y a qu’à voir l’Espagne. Je ne m’inquiète pas, mais les gars vont devoir tout de même se bouger contre la Bosnie.»
C’est depuis le Valais que l’homme aux 41 sélections internationales vivra le second match de la Nati jeudi soir. Son séjour californien, qui s’est terminé lundi soir, fut bref mais intense. «J’ai pu profiter de la piscine de mon hôtel dimanche et lundi, je me suis retrouvé dans un immense centre commercial, dans lequel je me suis perdu, pour acheter quelques souvenirs à mes petits-enfants.»
Mercredi matin, Yvan Quentin était de retour à son bureau à l’État du Valais où il travaille pour les ressources humaines. «Au final, ce n’était pas trop court. Je suis déjà très reconnaissant et heureux que l’on ait pensé à moi.»