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Signaler maintenantVainqueur samedi à Davos (3-2), Fribourg-Gottéron a décroché le premier point dans la finale de National League. La profondeur de l'effectif des Dragons a fait la différence, comme depuis le début des play-off.
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La comparaison est assez marquante: parmi les dix meilleurs compteurs de Gottéron en play-off, on retrouve six Suisses, certains attendus (Bertschy, Rathgeb), d'autres moins (Reber, Gerber, Walser, Jecker). Côté davosien, ils ne sont que deux (Kessler et Frehner).
Autre statistique très parlante: hormis Simon Seiler (deux assists), tous les joueurs suisses de Fribourg ont marqué au moins un but depuis le début des séries. Les blessures de Sandro Schmid, meilleur compteur helvétique des Dragons en saison régulière, et d'Andrea Glauser, ne se font pas vraiment ressentir. Difficile d'en dire autant de celles d'Enzo Corvi et Valentin Nussbaumer, qui ont été rejoints par Michael Fora à l'infirmerie du HCD.
«Je le répète sans cesse: nous sommes une vraie équipe à quatre lignes. Ce sont des joueurs différents qui marquent chaque soir, et c'est exactement la vision que j'avais cet été», apprécie Roger Rönnberg, l'entraîneur suédois dont l'exigence parfois décriée depuis son arrivée sur les bords de la Sarine semble porter ses fruits.
Samedi, c'est la quatrième ligne fribourgeoise qui a forcé la décision: une phalange composée de Julien Sprunger, Samuel Walser et Jan Dorthe. Ce n'était pourtant que la deuxième fois que le trio évoluait ensemble dans ces play-off après l'acte V de la demi-finale contre Genève-Servette.
Jan Dorthe, 20 ans, avait découvert la folie des séries l'an dernier. Il s'était illustré en marquant un but décisif en prolongations lors de la demi-finale finalement perdue contre Lausanne (4-3). Cette fois, le jeune attaquant a été le premier à faire trembler les filets dans cette finale, après un bon travail des deux vétérans.
«Ce sont deux joueurs expérimentés (réd: Sprunger a 40 ans, Walser 33). Ils en ont vu, des play-off, donc je sais que je peux compter sur eux», a réagi Dorthe lors de son passage en zone mixte. «Ces quatre lignes, c'est vraiment l'un de nos points forts. Et c'est maintenant que ça paie», a-t-il ajouté.
Evidemment, Fribourg peut – et doit – aussi se reposer sur sa légion étrangère. Car rares sont les joueurs du calibre du Finlandais Henrik Borgström à patiner dans le championnat suisse, le top-scorer des Dragons l'a encore prouvé en marquant le 2-0 au terme d'un solo ébouriffant.
Mais Gottéron aura besoin de seconds couteaux affûtés pour aller décrocher son premier titre de champion. «C'est rare de voir le meilleur buteur marquer le but décisif en play-off. On a besoin de la troisième, de la quatrième ligne, de ces joueurs qui ne se font pas trop remarquer pendant la saison, mais qui sont là exactement au bon moment», souligne Lars Leuenberger, l'entraîneur-assistant des Dragons.
C'est le cas de Samuel Walser, qui a marqué le «game-winning goal», le 3-0, après un bon service de Sprunger. Le centre de la quatrième ligne apporte également une mentalité de champion, lui qui avait participé au dernier sacre national de Davos en 2015.
Solide d'un bout à l'autre du banc, Fribourg tâchera lundi lors de l'acte II de conserver cet avantage de la glace ramené des Grisons. «Cette victoire nous fait du bien, mais c'est encore loin d'être fini», a toutefois rappelé Jan Dorthe avec sagesse.
A noter que ce deuxième match se jouera avec Brendan Lemieux. L'attaquant canado-américain de Davos a été coupable d'une violente charge sur Christoph Bertschy samedi en toute fin de match, mais il n'a pas été suspendu par le juge unique de la National League.