National League Le HC Bienne entre espoirs de play-off et craintes de relégation

par Lucien Ferreño

12.1.2026 - 13:54

Bienne, actuel onzième de National League, n'est pas encore fixé sur son destin alors qu'il ne lui reste que treize matches à jouer. À la fois proche des play-in et des play-out, le finaliste de 2023 paie son irrégularité et son manque d'efficacité à l'extérieur.

Le HC Bienne souffle le chaud et le froid depuis le début de saison.
Le HC Bienne souffle le chaud et le froid depuis le début de saison.
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Keystone-SDA, par Lucien Ferreño

La défaite 2-1 contre Berne à domicile samedi a fait mal, assurément. Alors que les Seelandais restaient sur trois victoires en quatre rencontres, ce qui leur avait permis de repasser devant les Ours au classement, ce revers contre un adversaire direct est tombé comme un coup d'arrêt.

Cela a même été une occasion manquée d'enfin prendre le large vis-à-vis de leurs concurrents pour une place en play-in. Le jour précédant cette rencontre, l'attaquant de Bienne Johnny Kneubühler parlait d'un «match à 6 points», révélateur de la situation délicate du HCB sur le plan comptable.

Désormais, Bienne (49 points) se situe à deux unités derrière Berne, dixième et dernier qualifié pour les play-in. Mais Ambri Piotta, son prochain adversaire pour l'heure reversé en play-out, a toujours les Seelandais en point de mire avec quatre points de retard. La pression va donc encore s'accentuer au fur et à mesure que la fin de la saison régulière se rapprochera.

Peu de victoires à trois points

L'un des derniers arrivants dans la cité bilingue, Niko Huuhtanen, a jeté un regard lucide sur la situation après la rencontre face à Ajoie vendredi. «Nous jouons bien à chaque fois à domicile, nous n'encaissons pas beaucoup de buts, mais c'est plutôt lors des matches à l'extérieur que la situation nous échappe», a résumé l'attaquant.

En effet, la victoire en terre jurassienne vendredi était la première depuis le 5 décembre à l'extérieur, voire depuis le 10 octobre en ne prenant en compte que les succès dans le temps réglementaire. Avec seulement dix victoires à trois points après 39 journées, Bienne ne fait guère mieux qu'Ajoie, lanterne rouge, qui n'en a fêté que sept.

Le collectif biennois doit tourner à plein

Pour passer l'épaule en cette fin de saison régulière, le club seelandais doit pouvoir s'appuyer sur une équipe au complet. À l'opposé de l'exemple de Langnau, où le taulier André Petersson est à l'origine de près d'un goal sur cinq, Bienne ne peut pas se reposer sur des individualités.

«Nous ne pouvons pas gagner des matches si neuf joueurs sont à fond et que les neuf autres ne se sentent pas bien», a abondé Huuhtanen. «Nous ne sommes pas suffisamment bons pour qu'un ou même cinq joueurs suffisent pour remporter la victoire, nous avons besoin de toute l'équipe.»

Bienne en play-out? Du jamais vu depuis 10 ans

Le spectre des play-out n'est actuellement pas écarté. Il faut remonter à la saison 2015-2016 pour retrouver Bienne dans cette situation, au terme d'une saison régulière où les Seelandais alors menés par Kevin Schläpfer avaient terminé à la dernière place.

Pour éviter ce scénario catastrophe, Martin Filander et son staff ont mis l'accent sur les images pour pointer les faiblesses de leur équipe après la lourde défaite 4-0 à Langnau le 3 janvier. «Nous avons regardé beaucoup de vidéos pour voir comment nous pouvons nous améliorer en zone défensive» a indiqué Huuhtanen.

Kneubühler a lui parlé d'une «grosse prise de conscience dans le vestiaire» à la suite de ce revers face aux Emmentalois. «On ne voulait pas continuer comme ça la saison», a-t-il ajouté.

Arrêter «d'espérer que les autres perdent»

Plus que ce derby perdu face aux Ours, ce sont les victoires successives face à Davos et Ajoie qui doivent permettre à Bienne de finir en trombe. «Nous ne pouvons plus nous contenter de gagner à domicile et d'espérer que les autres équipes perdent. C'est notre travail de remporter ces victoires à l'extérieur et à domicile», a martelé le Finlandais.

La réception d'Ambri jeudi sera capitale à plus d'un titre. Bienne a encore son destin en main, mais la marge est toujours plus ténue.