Entre Genève et le LHC, il n'aura manqué que les buts

ats

1.12.2020 - 23:18

Genève a validé son ticket pour les demi-finales de la Coupe de Suisse parce qu'il a inscrit un tir au but de plus que Lausanne. Des attaques en berne, mais des défenses très solides.

Genève-Servette a décroché son billet pour les demi-finales mardi.
Keystone

Est-ce que l'on ose dire qu'il y a de jolis 0-0 en hockey? Peut-être pas. Toujours est-il que le premier derby lémanique s'est joué sur un bon rythme aux Vernets. Il a aussi confirmé que les défenses des deux équipes étaient au point. Tant pis pour les émotions, mais tant mieux pour les entraîneurs qui n'auront pas trop de séquences négatives à passer à leurs joueurs.

«Oui, je crois qu'on peut dire qu'il n'a manqué que les buts, analyse Joël Vermin. Je pense que s'il y avait eu des spectateurs, ils auraient pris du plaisir.» Si Genève a réussi à mettre fin à la série victorieuse des Vaudois de huit succès toutes compétitions confondues, c'est sur un exercice bien particulier. Sans aller jusqu'à parler de loterie, on sait que les tirs au but peuvent parfois qualifier une équipe moins entreprenante. Là après 65 minutes de hockey sur glace, impossible d'identifier avec certitude un vainqueur aux points.



Cette partie a mis en lumière les forces et les faiblesses actuelles des Genevois. Presque intransigeants en défense et peut-être trop cérébraux en attaque, les Aigles se sont brisés sur une formation lausannoise qui a une fois encore délivré une partition défensive convaincante. A l'instar des Grenat, les Lions ont simplement bafouillé dans la zone de vérité, et ce malgré un arsenal offensif de qualité. John Fust, qui remplaçait à nouveau le convalescent Craig McTavish, avait choisi de laisser Brian Gibbons au repos et de jouer avec Hudon, Conacher et Emmerton comme importés offensifs.

Pour Joël Vermin, cette stérilité offensive n'est pas encore trop préoccupante parce que l'équipe se crée des opportunités: «Je me ferais du souci si on ne se créait pas ou peu de chances. Mais là ça va. Si on y pense? Oui, après le match. On se remémore les actions dangereuses. Mais ça ne dure pas trop longtemps vu que le prochain match arrive très vite derrière.»

Un prochain match qui intervient vendredi contre...Lausanne, en championnat cette fois-ci. On espère que le mutisme d'un soir de Coupe fera place à un festival où les artistes auront raison des besogneux.

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