Une ville rebaptisée, une nouvelle étape à toute allure, Van der Poel inspiré par TotalEnergies: faits marquants de la neuvième étape du Tour de France, remportée par Tim Merlier dimanche à Châteauroux.
L'inspiration du jour
«On en a parlé parce qu'hier (samedi) on a vu les deux gars de Total (Mathieu Burgaudeau et Mattéo Vercher), et au moins ils ont essayé quelque chose et fait quelque chose, même s'ils savaient à l'avance que c'était condamné»: le directeur sportif d'Alpecin Christoph Roodhooft a expliqué après la course que la stratégie adoptée par la formation néerlandaise avait germé en voyant Burgaudeau et Vercher tenter leur chance sur la route de Laval. «On savait bien que c'était une étape pour les sprinteurs, mais quand tu n'essayes pas, tu sais jamais et on a essayé à bloc, on n'a pas eu la victoire mais on a quand même fait quelque chose», a souligné Roodhoft, estimant qu'il n'y avait «rien à faire» pour son équipe sur les routes montagneuses du Massif central lundi, une manière de justifier l'offensive du jour. «C'est quand même le Tour de France!», a plaidé le directeur sportif, satisfait de l'audace montrée mais «déçu» du résultat final.
La déclaration du jour
«Bien sûr, mais je cours pour Soudal Quick-Step et pas pour Alpecin», a déclaré Remco Evenepoel lorsqu'on lui a fait remarquer qu’il roulait fort en tête du peloton pour ramener son sprinteur Tim Merlier, futur vainqueur de l'étape, sur les échappées Jonas Rickaert et Mathieu van der Poel, avec qui il est ami. «J'ai dit à Tim que s'il avait besoin de moi, j'étais là pour l'aider. Désolé Mathieu, mais pas copains sur ce coup», a ajouté le Belge.
Le chiffre du jour
Cette neuvième étape est devenue la deuxième plus rapide de l'histoire du Tour de France avec une moyenne de 50,013 km/h sur 174,1km. Le record date de la quatrième étape du Tour de France 1999 remportée par Mario Cipollini à Blois avec une moyenne de 50,36 km/h sur 194,5 km. «Ca va très vite», a constaté Tadej Pogacar qui dit n'avoir «même plus le temps de se raser» avec aussi les longs transferts en bus à la fin de l'étape.
Le revenant du jour
Le sprinteur belge Arnaud De Lie semble être sur une belle pente ascendante ces derniers jours, et est passé tout près de la victoire à Châteauroux, après un début d'année difficile. Le «Taureau de Lescheret», irrésistible dans les sprints en début de saison 2024, n'a plus gagné depuis la troisième étape de l'Etoile de Bessèges début février. A 23 ans, et pour son deuxième Tour de France, il retrouve cependant des sensations: le champion de Belgique 2024 a pris la troisième place dimanche, après avoir fini cinquième la veille à Laval. Cette fois, il a choisi de prendre la roue de Tim Merlier, et de tenter de le déborder. Peut-être un peu trop tard: plus rapide que son compatriote dans les tout derniers mètres, il échoue à peu de chose d'un premier succès dans la Grande Boucle, mais il s'est rassuré sur son niveau.
L'ambassadeur du jour
Les Castelroussins ont pu être surpris en entrant dans leur ville dimanche: en-dessous du traditionnel panneau indiquant l'entrée de l'agglomération, un autre avait été placé, à 17 endroits différents: «Cavendish City». Une façon pour la préfecture de l'Indre de rendre hommage au sprinteur britannique, qui s'y est imposé à trois reprises, contribuant à établir son record absolu de 35 victoires dans la Grande Boucle.