Marathon des Sables

«Tu te fais mal» - Claude Dartois et le remède Koh Lanta

AFP

28.3.2022

Le jeu télévisé Koh Lanta a «redonné» à Claude Dartois «ce goût du dépassement de soi», explique-t-il à l'AFP à l'heure de s'élancer dimanche dans le désert du Sahara pour la course par étapes parmi les plus redoutées du trail.

Public figure Claude Dartois poses during a photo session in Paris on March 18, 2022. (Photo by JOEL SAGET / AFP) (Photo by JOEL SAGET/AFP via Getty Images)
Claude Dartois participera au Marathon des Sables.
AFP via Getty Images

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28.3.2022

Comment abordez-vous cette course réputée particulièrement rude ?

«Je trouve que plus la course est dure, plus la satisfaction de la terminer est grande et, au final, c'est toujours un combat contre toi-même, de l'acceptation de la douleur. Je ne dis pas que j'aime la douleur mais je pense que ça me motive encore plus quand j'ai mal, c'est un combat supplémentaire. Je n'ai pas encore connu de courses qui m'ont réellement poussé dans mes retranchements les plus lointains, hormis les aventures que j'ai pu faire sur les îles (le jeu TV Koh Lanta), peut-être que ce sera celle-ci. Je sais que ça va être délicat au niveau des pieds, l'alimentation, le sommeil, la distance, la chaleur, le sable. Tout est réuni pour que ce soit dur et c'est ça aussi qui m'attire. Ca ne va pas être une petite balade de santé !»

On vous voit de plus en plus sur des épreuves sportives. Est-ce un effet Koh Lanta ?

«J'ai toujours fait du sport étant petit, j'étais un boulimique de sports, j'ai entre autres joué au rugby pendant 8, 9 ans. J'ai perdu ma mère étant jeune et le sport était un loisir, un plaisir. J'aurais aimé en faire mon métier mais j'avais besoin d'un cadre que je n'avais pas. Et clairement, l'aventure (Koh Lanta) m'a remis devant les yeux que j'avais envie de vivre des aventures particulières. C'est suite à ma première participation en 2010 que je me suis remis à faire des courses. Ca m'a redonné ce goût du dépassement de soi. Quand tu pars à l’aventure 40 jours sur une île, tu n'as rien pour faire les choses et finalement tu vas au bout, tu te dépasses, tu te fais mal. Et quand tu sors, tout te paraît accessible. C'est là où j'ai eu envie de faire le Mont-Blanc, le Kilimandjaro. Maintenant, chaque année je me projette sur deux ou trois beaux événements, ou un bel événement en tout cas. En l'occurrence cette année c'est le Marathon des Sables».

Quelles seront vos prochaines aventures sportives ?

«J'ai envie de faire le Cervin l'année prochaine, ce sont de belles arêtes, un sommet dangereux. J'ai envie de faire des courses d'ultra-trail, la Diagonale des fous, l'UTMB, l'Ultramarin peut-être bientôt. Je pense aussi à un Ironman. Mais on va y aller petit à petit, je ne veux pas m'envoyer au charbon et me retrouver face à une course qui va me faire me remettre en question. J'ai la chance d'avoir beaucoup de temps libre, je suis toujours chauffeur, je travaille toujours pour mon patron, un étranger qui n'habite pas sur le territoire français. Si je n'avais pas de femme pas d'enfants, je ferais quasiment un projet tous les trois mois ! Mais je dois être raisonnable».