De nombreuses incertitudes planent au-dessus de la sélection olympique suisse de ski de fond, surtout chez les hommes. Les trois courses de Coupe du monde disputées ce week-end dans la Vallée de Conches – sprint classique, sprint par équipes en skating et 20 km classique – sont déterminantes.
En début de saison, une lutte acharnée pour les cinq places de quota était attendue chez les hommes. Il n'en a rien été, bien au contraire: les spécialistes de la distance n'ont jusqu'ici jamais trouvé le bon rythme et ont encore déçu le week-end dernier à Oberhof.
Les sélectionneurs n'ont donc pas vraiment l'embarras du choix, mais doivent bien se demander qui sera en mesure de disputer le relais. Ironie du sort, le relais masculin, médaillé d'argent lors des Mondiaux 2025 pour un exploit historique, devient aujourd'hui le principal casse-tête.
Surabondance de sprinteurs
L'effectif masculin est pléthorique en sprinteurs, mais manque cruellement de fondeurs de distance. Valerio Grond, Janik Riebli ainsi que les frères Näff, Isai et Noe, ont été quatre à remplir intégralement les critères. Du côté de l'endurance, seul Beda Klee a convaincu fin novembre avec une 14e place en mass-start et satisfait aux exigences, mais depuis, même le Schwytzois est en panne de résultats.
Le sprint par équipes, disputé en skating, constitue la meilleure chance de médaille masculine pour la Suisse. Avec Riebli, Grond et un remplaçant pour cette discipline, trois des cinq billets sont de facto déjà attribués. La priorité consiste désormais à constituer la meilleure équipe possible pour le relais 4x7,5 km (deux passages en classique et deux en skating), ainsi que pour le sprint individuel (classique).
Concrètement, Jason Rüesch, Nicola Wigger, Cyrill Fähndrich, Antonin Savary et Candide Pralong auront dimanche, lors du 20 km classique dans la Vallée de Conches, l'occasion de décrocher leur billet olympique. Car ce sont précisément des coureurs de distance qui font défaut pour le relais.
Un effectif féminin plus équilibré
Chez les femmes, alors que la Suisse dispose de sept billets, la situation apparaît bien plus homogène. Nadine Fähndrich, Anja Weber, Nadja Kälin et Lea Fischer ont réalisé des résultats solides aussi bien en sprint que sur la distance et peuvent être alignées dans les deux disciplines.
Alina Meier et Marina Kälin sont également bien parties pour être sélectionnées, même si elles n'ont jusqu'ici rempli les critères qu'à moitié en sprint ou sur la distance. Et comme un septième billet est à attribuer, la jeune Fabienne Alder, 22 ans, pourrait encore tirer son épingle du jeu dans la Vallée de Conches.