"Il y a des preuves de l'intervention d'une autorité supérieure"

18.9.2019 - 16:12, ATS

A neuf jours des Mondiaux d'athlétisme à Doha, le directeur de l'Agence antidopage russe (Rusada) a de nouveau vertement critiqué les dirigeants de la Fédération russe d'athlétisme (Rusaf), où selon lui «l'échelle des dérives est juste folle».

Le directeur de l'Agence antidopage russe, Yuri Ganus, a de nouveau vertement critiqué les dirigeants de la Fédération russe d'athlétisme.
Keystone

«J'ai appelé à la démission de tous les dirigeants de cette Fédération. Nous coopérons avec l'IAAF (la Fédération internationale d'athlétisme), nous menons des enquêtes. L'échelle des dérives y est juste folle ! C'est un problème de système (...) parce qu'il y a des preuves de l'intervention d'une autorité supérieure», a expliqué M. Ganus au quotidien L'Equipe mercredi.

La Fédération russe d'athlétisme est suspendue de toute compétition internationale depuis novembre 2015 et les révélations d'un vaste scandale de dopage institutionnel. L'IAAF doit une nouvelle fois examiner ses progrès en matière de lutte antidopage le 23 septembre lors de son Conseil, pour décider d'une réintégration ou non de la Russie avant les Mondiaux de Doha (27 septembre – 6 octobre).

Vingt-neuf athlètes russes doivent toutefois concourir aux Mondiaux grâce à leur statut d'athlète neutre, car jugés irréprochables par un panel de l'IAAF.

«Il y a des gens qui s'opposent à mon travail (...) Par exemple le ministre des Sports (Pavel Kolobkov) a défendu et continue de couvrir Chliakhtine (Dmitri, le président de Rusaf) à la tête de la fédération d'athlétisme.»

Plusieurs révélations ont secoué en juin la fédération russe, concernant des entraîneurs suspendus pour dopage toujours en fonction, ou l'aide que Rusaf aurait apporté au sauteur en hauteur Danil Lysenko, en fabriquant de faux documents pour justifier des contrôles antidopage manqués.

«Tant que nous ne serons pas honnêtes avec nous-mêmes, la communauté internationale ne pourra pas lever la sanction de la Russie. Nous arrêterons ce désastre au moment où nous admettrons que la punition est inévitable et que personne ne se soustraira à ses responsabilités», a continué M. Ganus.

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