La folle anecdote de Woods «Je me demandais : est-ce que je vais me faire caca dessus ?»

Clara Francey

17.7.2025

Coureur de l'équipe Israel Premier Tech, Michael Woods a vécu lundi une drôle de mésaventure lors de la 10e étape du Tour de France reliant Ennezat et Le Mont-Dore.

Rédaction blue Sport

A 38 ans, Michael Woods a vécu une grande première dont il se serait bien passé lundi lors de la 10e étape du Tour de France. La faute à une envie très pressante, comme il l'a raconté sur son blog dans un article intitulé «Mon moment Dumoulin», en référence au Néerlandais Tom Dumoulin, qui, pendant le Giro 2017, avait dû faire sa grosse commission au bord de la route.

«J'ai eu des crampes dans les jambes et mon estomac a commencé à gargouiller. J'ai alors essayé de rouler à mon rythme, mais mon ventre me faisait de plus en plus mal et c'est là que j'ai compris que j'allais connaître mon ‹moment Dumoulin›. Faire caca sur le bord de la route, au Tour de France, c'est tout simplement impossible. Il y a trop de monde. Même s'arrêter pour faire pipi est déjà assez difficile», commence le grimpeur canadien dans sa chronique.

«Désolé pour l'état de la salle de bain»

Avant de poursuivre : «Alors que je commençais à me demander si j'allais me faire caca dessus, j'ai eu une révélation formidable : ‹Il y a des toilettes dans les camping-cars›. Dans la seconde, j'ai vu un camping-car et j'ai crié: ‹Toilettes, toilettes, toilettes !›».

Son besoin assouvi, Woods a pu reprendre la course, un brin désorienté. «Je suis remonté sur mon vélo et j'ai réalisé que je n'avais aucune idée de ma place dans la course par rapport au reste du peloton, raconte-t-il. Je suis resté dans le camping-car plus longtemps que je ne veux bien l'admettre, et lorsqu'un groupe de coureurs m'a rattrapé, j'ai dit à Julian Alaphilippe : Je ne sais plus si je suis toujours devant ou derrière le peloton. Je lui ai expliqué pourquoi, nous avons tous les deux ri.»

«Au pauvre homme, très gentil et abasourdi, qui m'a ouvert la porte de son camping-car, je tiens d'abord à vous remercier, mais aussi à m'excuser abondamment pour l'état dans lequel j'ai laissé votre salle de bain», se désole le vétéran du peloton. «Disons simplement que 120 g de glucides par heure pendant quatre heures consécutives ne donnent pas de bons résultats».