Biathlon La «victime» de Julia Simon sort du silence

Clara Francey

12.11.2025

Justine Braisaz-Bouchet, victime des vols en équipe de France de biathlon de sa coéquipière Julia Simon, assure qu'elle «respectera l'athlète» et fera «de son mieux pour être fair-play» lorsque la Savoyarde réintégrera le groupe.

Justine Braisaz-Bouchet est revenue mercredi sur l'affaire de la fraude à la carte bancaire impliquant Julia Simon (archives).
Justine Braisaz-Bouchet est revenue mercredi sur l'affaire de la fraude à la carte bancaire impliquant Julia Simon (archives).
KEYSTONE

Agence France-Presse

Simon à été condamnée à trois mois de prison avec sursis et 15'000 euros d'amende. La Fédération française de ski lui a infligé une suspension d'un mois ferme (plus cinq mois avec sursis), ce qui lui permettra de disputer les JO-2026  de Milan-Cortina (6-22 février).

Dans un entretien avec l'Equipe, RMC et l'AFP, Braisaz-Bouchet fait le point sur l'affaire.

Comment avez-vous vécu les derniers développement avec la condamnation et la suspension de Julia Simon ?

«Comme je l'ai fait depuis deux ans. Je fais de mon mieux pour faire la part des choses. Je suis une maman athlète et je quitte ma famille pour venir en stage et en compétition. Et il est juste question de sport quand je pars. Parce que c'est suffisamment difficile de laisser une petite fille de presque 3 ans. C'est mon rêve depuis que je suis enceinte: faire cette Olympiade et vivre les meilleures années de ma carrière. C'est ce que j'espère. C'est ce pour quoi je travaille.»

Est-ce qu'une page s'est tournée ?

«Il y a eu un jugement. Et on va dire que ce jugement permet peut-être de se focaliser encore plus sur le sportif.»

Quand l'affaire a été révélée, vous avez été présentée sur les réseaux sociaux comme le vilain petit canard, on vous a accusée de dire peut-être n'importe quoi. Comment avez-vous vécu cette période ?

«Ce n'est pas toujours facile. Je suis humaine et il y a des choses qui sont dites ou écrites qui sont injustes, mensongères, parfois même diffamatoires. Ça touche sur le moment. J'essaie de prendre du recul par rapport à tout ça et de me dire que je sais ce que sont les réseaux.»

Est-ce que cette affaire aura des conséquences sur le plan sportif dans le groupe ?

«Je ferai la part des choses. Encore une fois, je tiens vraiment à respecter n'importe quel athlète. C'est ce que je fais. Je respecte chacune des performances, que ce soit en relais ou en individuel. Je ferai de mon mieux pour être fair-play. Et il n'y a vraiment pas de sujet là-dessus.»

Avez-vous déjà anticipé le retour de Julia Simon pour la deuxième étape de Coupe du monde à Hochfilzen (Autriche, du 12 au 14 décembre) ?

«J'y vais au jour le jour. Encore une fois, ça fait un petit moment que c'est comme ça. Tout le monde est au courant de la situation. Et je respecte sincèrement l'athlète. Donc il n'y a pas de sujet par rapport à ça. À partir du moment où on me respecte aussi, en tout cas sportivement, et que je peux faire la mission que je me donne, c'est-à-dire quand je suis sur la Coupe du Monde ou à l'entraînement, et qu'on n'entrave pas ma carrière sportive, il n'y a pas de sujet.»

Propos recueillis lors du stage de préparation de l'équipe de France.