Valerio Grond «Je manquais de flexibilité, j'étais trop cérébral»

ATS

25.11.2025 - 08:05

A l'aune de la saison olympique, le spécialiste du sprint Valerio Grond a amorcé des changements pour atteindre le sommet de sa discipline. Le Grison veut revoir sa préparation avant le départ et s'améliorer sur le plan tactique.

Valerio Grond a amorcé des changements pour atteindre le sommet de sa discipline.
Valerio Grond a amorcé des changements pour atteindre le sommet de sa discipline.
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Keystone-SDA

Dès vendredi, les skieurs de fond attaqueront la saison olympique à Kuusamo, en Finlande. Valerio Grond, en constante progression depuis ses débuts en Coupe du monde en décembre 2020, est devenu le leader de l'équipe suisse masculine en tant que spécialiste du sprint. Le Grison s'est confié à Keystone-ATS sur ses habitudes passées et les prochaines étapes pour améliorer son approche des courses. Agé de 25 ans, il décrit les deux chantiers centraux sur lesquels il veut bâtir ses succès à venir.

Se décontracter pour gagner

Sa routine d'avant course n'a pas changé depuis ses 18 ans, avec toujours la même musique de rock dans les oreilles. «Je n'avais jamais changé d'approche et depuis le Tour de Ski de l'hiver dernier, j'ai senti que j'étais trop concentré dans ma préparation et que je manquais de décontraction», raconte-t-il. L'approche et l'état d'esprit du jour J étaient trop sérieux: «Je manquais de flexibilité, j'étais trop cérébral.»

Il a désormais mis au point une préparation plus détendue. Il prévoit «de raccourcir les moments de concentration, d'en sortir plus rapidement». Pour cela, il a introduit une nouvelle musique et un échauffement renouvelé – un changement fondamental pour lui. Il veut également pouvoir parfois converser avec les gens qui l'entourent, au lieu de rester constamment dans sa bulle d'avant compétition.

Meilleure tactique de course

En repensant à ses finales de sprint, Grond veut encore progresser: «L'hiver dernier, j'ai été trois fois en finale et ça n'a jamais complètement marché. Ce n'était pas seulement dû à la malchance, mais aussi à mon style de course.»

Il veut garder la décontraction de l'échauffement tout en suivant son instinct pendant la course, mais: «Si je prends une décision tactique à l'avenir, je dois l'appliquer à 100 %». Il veut aborder la compétition de manière plus ludique et gagner ainsi en spontanéité. Cela devrait lui permettre d'obtenir plus de liberté d'action, d'éviter les bousculades et de placer clairement ses attaques.

En Coupe du monde, Grond s'est déjà classé neuf fois dans le top six. Il n'est monté qu'une seule fois sur le podium, en mars 2024 à Lahti. Sa constance en finale doit maintenant lui ouvrir plus facilement la voie du podium.

Une médaille qui motive

En ski de fond aussi, un hiver couronné de succès se forme pendant l'été. Grond, dernier coureur du relais suisse masculin médaillé d'argent aux Mondiaux de Trondheim en mars, s'était attaqué à celui-ci plein d'entrain. «La motivation était énorme après les succès de l'hiver dernier.»

«Beaucoup de choses ont bien fonctionné et nous avons continué à travailler dans la même direction que l'année précédente. Nous n'avons pas réinventé grand-chose», explique ce passionné de chasse. Ainsi, il s'appuie sur une base solide, mais avec un regard neuf.

Il va de soi qu'un coureur de haut niveau vise une médaille olympique cette saison. Néanmoins, Grond surprend: il préférerait remporter une médaille en sprint par équipes avec Janik Riebli plutôt qu'en individuel. «Si je pouvais remporter une médaille avec Janik, ce serait énorme après notre long parcours commun. Ce serait un happy end sportif». Tous deux sont déjà montés trois fois sur le podium ensemble en Coupe du monde.