Simon Pellaud

"Je n'arrivais même plus à suivre ma mère"

Grégoire Galley

26.4.2021

Grégoire Galley

26.4.2021

Vainqueur du maillot de meilleur grimpeur du Tour de Romandie en 2019, Simon Pellaud s'est confié à la veille du départ de la 74e édition de la boucle romande.

Simon Pellaud espère briller lors du Tour de Romandie.
Keystone

Simon Pellaud sait qu'il lui sera difficile de rééditer son exploit de 2019. Attendu au tournant par ses adversaires, le Valaisan de 28 ans cherchera, avant tout, à décrocher une victoire d'étape. Et plus si la forme le permet... A la veille du prologue d'Oron, le leader de l'équipe Swiss Cycling a dévoilé à la presse ses ambitions et est revenu sur son début de saison pour le moins mouvementé.

Quels sentiments avez-vous à la veille de prendre le départ de cette 74e édition du Tour de Romandie ?

"C'est comme il y a deux ans. C'est vraiment un honneur et une super satisfaction d'être au départ d'une course aussi importante que le Tour de Romandie, en plus sous les couleurs de Swiss Cycling. Ma présence sur cette épreuve a été un grand moment de ma carrière en 2019. On va essayer de faire en sorte que ce Tour de Romandie soit aussi beau que celui de 2019."



Pensez-vous pouvoir ramener le maillot de meilleur grimpeur comme il y a deux ans ?

"On m'attend un petit peu au tournant de ce côté-là. Je pense que mon objectif serait plutôt d'arriver à jouer la victoire sur une des étapes en prenant part à une échappée. Sur la première étape entre Aigle et Martigny, il y aura déjà des points qui vont être distribués mais je pense que cette année il faudra vivre davantage au jour le jour. Je n'arrive aussi pas avec la même condition qu'en 2019. Les deux étapes valaisannes risquent également d'être cadenassées par les meilleurs grimpeurs. Il me reste l'étape de Saint-Imier et celle d'Estavayer-le-Lac pour espérer arriver au bout dans une échappée." 



Comment s'est déroulé votre début de saison ?

"J'ai débuté ma saison de la plus belle des manières en remportant la dernière étape de la Vuelta al Tachira au Venezuela avec mon équipe Androni. Ce succès m'a mis en confiance. Cependant, quand je suis revenu en Europe, les choses se sont gâtées. Le passage de l'été à l'hiver n'a pas été forcément évident à gérer. Cela a bloqué la machine. J'ai vécu plusieurs semaines très compliquées. J'ai participé aux Strade Bianche et à Tirreno-Adriatico mais j'étais un fantôme durant ces épreuves. Je n'ai pas vraiment existé et j'étais très loin du niveau auquel je voulais être."



"Après Tirreno-Adriatico, j'ai dû déclarer forfait pour Milan-San Remo. Cela a été un nouveau coup dur puisque je rêvais de participer à cette classique. Je n'ai pas encore les preuves matérielles, mais à ce moment-là, j'ai également contracté le Covid-19 parce que j'étais vraiment dans un sale état. Je n'arrivais même plus à suivre ma mère pour aller promener les chiens autour de ma maison. C'était vraiment très compliqué."



"De plus, lors d'une chute sur la dernière étape du Tirreno-Adriatico, j'ai eu une infection au coude. Cela m'a valu une bonne semaine d'antibiotiques. Je pensais avoir touché le fond à ce moment-là. J'ai quand même pu me préparer pour participer au Tour de Turquie afin de l'utiliser comme tremplin pour la suite de la saison. Cependant, après deux tests PCR négatifs effectués en Suisse et en Italie, j'ai voyagé pour la Turquie où j'ai eu la mauvaise surprise d'apprendre que j'étais positif. J'ai donc dû être enfermé dans une chambre durant une semaine. J'ai perdu dix jours d'entraînement. Heureusement, pendant ma quarantaine, j'ai appris que Swiss Cycling allait participer au Tour de Romandie et mon équipe, Androni, au Giro. Finalement, mon absence au Tour de Turquie me permettra d'avoir davantage de fraîcheur pour ces épreuves et pour, éventuellement, le Tour de Suisse un peu plus tard dans la saison."


Les étapes du Tour de Romandie 2021.
Keystone