"Une belle histoire humaine" - Escoffier a mis pied à terre

ATS

10.12.2020 - 11:19

Le skipper du Vendée Globe Kévin Escoffier est arrivé à La Réunion jeudi matin, où il a immédiatement remercié Jean Le Cam, qui s'est dérouté pour lui porter secours après son chavirage, et la marine nationale qui l'a ensuite ramené à terre, a constaté l'AFP.

Kévin Escoffier est arrivé à La Réunion jeudi matin.
Keystone

«Merci à la Marine nationale, merci à mon ami Jean Le Cam», a déclaré Kévin Escoffier, juste après avoir posé le pied sur le quai de la base navale militaire du port-ouest, port d'attache de la frégate de la marine nationale Nivôse qui l'a recueilli.

Son bateau s'est brisé en deux le 30 novembre dans les 40es Rugissants.

Une trentaine de personnes dont le préfet de La Réunion, Jacques Billant, et plusieurs enfants sont venus applaudir le skipper, vêtu d'une tenue de la marine nationale, à son arrivée à la base navale.

«Physiquement tout va bien. Dans la tête, on va dire, je n'ai pas de regret sur ma course, j'étais à la place que je méritais, je pense», a-t-il expliqué au media en ligne Imaz press. «Je voulais arriver avec un bateau en bon état dans le sud et jusqu'à très très peu de l'entrée dans l'océan indien c'était le cas (...) ça reste une casse brutale».

Le skipper, qui garde le sourire, a expliqué qu'il était «partagé entre la déception d'avoir dû abandonner le Vendée Globe (...), mais il y a eu aussi une belle histoire humaine avec Jean Le Cam (...) et une belle histoire humaine avec les marins sur le Nivôse», a-t-il ajouté.

Kévin Escoffier a passé plusieurs heures sur son radeau de survie après une importante voie d'eau survenue sur son bateau. Il avoue s'être posé «beaucoup de questions», «comment gérer la nourriture, comment éviter que le radeau ne se retourne, comment gérer la situation ?»

Dans une mer très formée, le marin n'a pu monter sur le voilier de Jean Le Cam que le mardi. Les deux skippers ont passé cinq jours ensemble. «Cela m'a fait beaucoup de bien au niveau psychologique. Jean parle sans donner de conseils. Nous étions plus dans l'échange que dans le conseil», relate Kévin Escoffier.

Le Nivôse qui se trouvait au large des Îles Keguelen, s'est ensuite dérouté pour venir à la rencontre des deux marins, et récupérer le naufragé. «J'ai passé quatre jours avec les militaires, j'ai découvert un nouveau métier, je me sentais bien avec les marins», a-t-il commenté.

Kévin Escoffier repart de La Réunion «samedi pour un retour en Métropole dès dimanche». Il retrouvera sa famille en Bretagne mardi. Il envisage de «reprendre la mer dans quatre mois», parce que «ça reste ma passion, j'ai hâte d'y retourner».

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