L'annulation en juin de la dernière étape de Grand Slam Track, nouveau circuit lancé par la légende Michael Johnson, démontre que «lancer des projets, c'est compliqué», a confié Sebastian Coe, le président de la fédération internationale, organisatrice du circuit traditionnel.
Après des compétitions à Kingston en avril, Miami début mai puis Philadelphie fin mai, cette dernière déjà réduite de trois à deux journées, Grand Slam Track a renoncé à son dernier rendez-vous à Los Angeles les 28 et 29 juin pour des raisons «économiques», selon une source proche de l'organisation.
Grand Slam Track avait pour objectif de «dépoussiérer l'athlétisme» avec des athlètes sous contrat et des primes aux montants inédits pour le sport olympique no 1. La société avait assuré «se projeter» vers 2026, avec de nouveaux investisseurs et de nouveaux sponsors.
«J'ai participé à des lancements de projets, c'est compliqué. Mais ce qui compte, c'est la mise en oeuvre», a souligné Sebastian Coe lors d'un entretien accordé vendredi après le meeting de la Ligue de diamant à Paris. Celui qui avait porté avec succès la candidature de Londres pour les JO 2012 assure ne pas voir d'un mauvais oeil cette compétition concurrente.
«Nous voulons être un moteur, pas une fédération rigide qui refuse par principe», a déclaré le Britannique. «Nous voulons encourager des idées nouvelles et attirer de nouvelles sources de financement dans ce sport», a-t-il ajouté.