Paris 2024

Paris 2024 : le budget des JO est bouclé

ATS

17.12.2020

A l'issue d'une année agitée, les organisateurs des Jeux olympiques 2024 de Paris ont bouclé la dernière mouture de leur budget. Ils ont fait des économies en réduisant le nombre de sites, dont Toulouse écarté des tournois de football.

Les organisateurs des JO 2024 de Paris ont bouclé la dernière mouture de leur budget.
Keystone

"Le projet est prêt à embarquer tout un pays", s'est félicité Tony Estanguet, président du comité d'organisation Paris 2024, lors d'un point-presse, à l'issue d'un conseil d'administration. Depuis quelques semaines, le triple champion olympique de canoë vante "un projet renforcé" en dépit des économies réalisées.

La crise sanitaire et économique inédite est passée par là, peu propice à la promotion de cet évènement lointain quand les Français vivent depuis mars au jour le jour et au rythme des décisions publiques sur le Covid-19. Du fait de la crise, et dans la crainte que les sponsors rechignent à venir, le comité d'organisation a décidé avant l'été de passer tout à la moulinette pour trouver environ 400 millions d'euros d'économies.

"Réduire le barnum"

"Le sens de l'histoire, c'est de réduire le barnum", décrypte l'un des acteurs, la grande caravane des JO attirant de moins en moins de villes candidates ces dernières années. Depuis six mois, les calculettes ont donc tourné, et les négociations se sont multipliées, entre le comité d'organisation (Cojo), les collectivités locales, le Comité international olympique (CIO) et les fédérations internationales.

Au final, ont été présentées jeudi environ 300 millions d'euros d'économies. Au menu des bonnes nouvelles, explique le Cojo, des recettes supplémentaires émanant du CIO, à hauteur de 71 millions d'euros, qui contribuent à faire passer l'enveloppe globale (sponsors, billetterie, et contribution CIO) de 3,8 à 3,9 milliards d'euros.

La remaniement de la carte de sites a permis d'économiser une centaine de millions d'euros. Le plus gros des changements était déjà connu, avec la suppression de deux sites temporaires, pour la natation et le volley, qui quittent la Seine-Saint-Denis pour atterrir à La Défense Arena et au Parc des expositions de la Porte de Versailles.

Les élus de ce département pauvre, qui avaient mis la pression en septembre, sont satisfaits des contreparties obtenues, l'arrivée de l'escalade au Bourget et du rugby au Stade de France notamment. Ils se sont également assurés que le village des médias, destiné à devenir un quartier résidentiel, soit conservé, même s'il est désormais construit en deux temps.

Seule nouveauté jeudi: la "collectivité hôte" de Toulouse est écartée des tournois de football. Les organisateurs avaient prévenu depuis plusieurs semaines que le nombre de sites de football serait réduit.

Sept villes sont définitivement retenues: Marseille (Stade Vélodrome), Bordeaux, Lyon, Saint-Etienne (Geoffroy-Guichard), Nice, Paris (Parc des Princes), Nantes (Beaujoire). Lille, prévu aussi initialement pour le foot, accueille désormais le handball.

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