La poursuite de la disette française, le rapproché de Jegat, les bons mots de Campenaerts et l'incompréhension Visma: faits marquants de la 15e étape du Tour de France remportée par le Belge Tim Wellens dimanche à Carcassonne.
L’incompréhension du jour
Tadej Pogacar n'a pas compris la stratégie de l'équipe Visma dont plusieurs coureurs se sont mis à rouler fort à l'avant alors que leur leader Jonas Vingegaard était retardé par une chute. «Il y avait pas mal de leaders retardés et Tim (Wellens) et moi avons voulu temporiser. Mais tout à coup Wout (Van Aert), Victor (Campenaerts) et Matteo (Jorgenson) ont commencé à rouler et je me suis même intercalé pour qu'ils ne partent pas à trois. Peut-être que j'ai même aidé Jonas, c'était une situation bizarre», a raconté le champion du monde. «J'ai du mal à comprendre. A la place de Jonas je ne serai pas content à la table du dîner ce soir. J'entends qu'ils veuillent aussi remporter des étapes. Mais ils ont encore la possibilité de gagner le Tour.»
La disette du jour
Encore raté... Julian Alaphilippe a bien levé les bras sur la ligne à Carcassonne, pensant avoir gagné. Mais il ne sprintait que pour la troisième place et la disette française se poursuit sur ce Tour de France. Après quinze étapes, la troisième place d'Alaphilippe est même le tout premier podium tricolore sur une étape de cette 112e édition. Malgré une kyrielle de places d'honneur (encore 4 dans le Top 10 dimanche), le risque d'un zéro pointé s'approche à grands pas, d'autant que les prochaines étapes - en montagne ou au sprint - ne poussent pas à l'optimisme. Un Tour dans victoire française n'est arrivé que deux fois dans l'histoire plus que séculaire de l'épreuve: en 1926 et 1999.
Le rapproché du jour
Tout n'est pas noir pour autant pour le cyclisme français dans ce Tour de France où Kevin Vauquelin occupe toujours la cinquième place du classement général et où un autre représentant a fait un beau rapproché dimanche. En prenant place dans l'échappée, Jordan Jegat a signé une belle huitième place à Carcassonne pour reprendre 4:31 sur le peloton maillot jaune. Le grimpeur breton figure toujours au 11e rang du classement général, mais n'est désormais plus qu'à 54 secondes de la 10e place occupée par l'Irlandais Ben Healy.
Le mauvais copain du jour
Vainqueur à Carcassonne, Tim Wellens est un bon copain de son compatriote belge Victor Campenaerts mais «en course c'est le gars que tu ne veux pas avec toi», a raconté ce dernier, finalement deuxième. «Il se cache il est intelligent, sournois, il sait comment jouer sa carte. Il a fait l'attaque parfaite sur la partie la plus difficile du parcours. Il était très fort, très malin il n'a pas volé sa victoire», a développé le coureur de Visma qui savait que son pote était «l'homme à battre» dans l'échappée. Parce qu'il a «toute l'expérience», qu'il est «en forme» mais aussi pour une troisième raison: «j'ai entendu qu'il était amoureux ça lui a peut être donné plus de force», a plaisanté Campenaerts qui, comme Wellens avec Pogacar, est d'abord là pour protéger son leader, Jonas Vingegaard.
La chanceuse du jour
Munie d'une pancarte humoristique où il était inscrit «Wout ne le sait pas encore mais nous allons nous marier» samedi dans le col du Tourmalet, une spectatrice n'avait pas pu faire passer son message à Wout Van Aert. La faute à Julian Alaphilippe venu en arracher un bout pour le glisser dans son maillot, afin de se protéger du froid dans la descente. «Je regardais s'il y avait un journal qui trainait mais plus je me rapprochais du sommet, plus il fallait que je prenne quelque chose», a confié le Français, désolé. Mais la supportrice a pu se consoler dimanche matin avant le départ à Muret, où elle a été accueillie par Alaphilippe et Van Aert. «Elle est venue au bus, je lui ait offert un dossard. Elle a pu faire une photo avec Wout donc tout est bien qui finit bien», a conclu «Alaf».