Ueli Kestenholz, pionnier du snowboard en Suisse et sportif de l'extrême, est décédé dimanche à l’âge de 50 ans dans une avalanche en Valais. Mais qui était-il ?
On a appris mardi que le snowboardeur et athlète de l'extrême Ueli Kestenholz, âgé de 50 ans, était décédé dimanche dans une avalanche dans le Lötschental. Transporté par hélicoptère à l'hôpital de Sion, il a succombé à ses blessures.
Le snowboard a fait son apparition en Suisse au début des années 1980, comme une sous-culture rebelle. Kestenholz est considéré comme l'un des premiers professionnels helvétiques de ce sport. Mais qui était ce pionnier du snowboard dans le pays ?
«Le snowboard m'attirait énormément»
Ueli Kestenholz est né le 10 mai 1975. Fils d'une professeure et d'un professeur de gymnastique, il a grandi avec ses deux frères au bord du lac de Thoune.
Dès son adolescence, il recherche les sensations fortes sur toutes sortes de planches : d'abord à ski, puis en skateboard et en planche à voile. A 14 ans, il découvre finalement le snowboard. «Au début, j'avais mauvaise conscience vis-à-vis de mes parents, qui m'avaient acheté mon équipement de ski. Mais le snowboard m'attirait énormément», avait-il déclaré dans une interview accordée en 2023 au «Tages-Anzeiger».
Et le snowboard lui réussit, même plutôt bien : durant l'hiver 1992/93, il participe à des compétitions régionales dans les disciplines freestyle et alpine. À la fin de sa première saison, il décroche notamment le titre de champion suisse junior du général en freestyle.
Peu après, Kestenholz est intégré à l'équipe de la marque Hooger-Booger, où il reçoit son premier snowboard alpin. Son style explosif et sa précision le rende rapidement très populaire auprès du public.
Médaille de bronze aux JO d'hiver de Nagano.
En 1994, il rejoint la nouvelle équipe nationale suisse de snowboard qu’il a créée avec des amis. À à peine 20 ans, il remporte la médaille de bronze aux Championnats du monde de snowboard 1995 de l'International Snowboarding Federation (ISF) à Davos. Trois ans plus tard, il décroche une nouvelle médaille de bronze en géant parallèle aux Jeux olympiques d'hiver de 1998 à Nagano, la première de l’histoire suisse dans la discipline.
Il devient ensuite double champion du monde en 2000 et en 2001. Il s’adjuge encore deux médailles d'or en snowboardcross aux X-Games en 2003 et 2004. Au total, il aura remporté 14 victoires en Coupe du monde au cours de sa carrière.
Kestenholz semblait fasciné par le côté rebelle. Autrefois, c'étaient les graffitis et les bars illégaux, puis les pantalons déchirés et les cheveux longs en faisant du skateboard. Au début des années 90, cela a continué dans le milieu du snowboard. «La résistance s'est accrue parce que les skieurs ne nous étaient pas favorables», avait expliqué Kestenholz au «Tages-Anzeiger».
Il a notamment raconté au journal zurichois une anecdote sur un camp d'entraînement à Saas-Fee, où les skieurs alpins, comme Paul Accola, devaient être de retour à l'hôtel à 21 heures. «C'est à cette heure-là que nous partions et nous rentrions à 5 heures du matin. L'entraîneur ne nous l'aurait jamais interdit. Il venait même avec nous.»
Aussi un père de famille
Après sa troisième participation aux Jeux olympiques à Turin en 2006, il se concentre sur le freeride ainsi que sur des projets cinématographiques et photographiques. En 2007, il fonde avec son ami Mathias Roten le projet «Playgravity», un film multisports primé plusieurs fois. Son point le plus spectaculaire est la descente en «speedride» (avec des skis et uu parapente) des légendaires sommets bernois de l'Eiger, du Mönch et de la Jungfrau.
Mais le snowboardeur n'est pas seulement un sportif, c'est aussi un père de famille. Avec sa compagne Petra Wolf, il a deux enfants, nés en 2009 et 2016.
On sait peu de choses sur sa vie privée. Peut-être parce que celle-ci est indissociable du sport. Il a un jour déclaré au «Tages-Anzeiger» que sa maison était dotée de grandes fenêtres, qui sont nécessaires «car il regarde souvent dehors pour voir si le temps lui offre une occasion». Une occasion d’aller faire du ski, du snowboard, du speedride, du surf, du wingfoil ou encore du parapente.
Notice sur l’IA : cet article a été traduit de l’allemand à l’aide de l’intelligence artificielle et adapté par la rédaction romande de blue News (nl).