Retour des émotions bientôt acté pour les athlètes

ATS

30.4.2020

Le sport d'élite n'entrevoit pas encore un retour à la normalité qui régissait le monde pré-coronavirus. Mais l'athlétisme, lui, peut à nouveau aspirer à la compétition, à l'entraînement et aux émotions.

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Keystone

Les décisions annoncées par le Conseil fédéral mecredi ont été accueillies avec un certain soulagement par le sport suisse. Dès le 11 mai, les sportifs d'élite pourront ainsi jouir d'un retour à une certaine liberté. Un premier concept de sécurité établi par Swiss Athletics jeudi matin rend la reprise de l'athlétisme possible. Premier obstacle franchis. Mais combien y en aura-t-il encore? Jusqu'à la fin de l'année, ils risquent d'être nombreux.

L'entraînement est possible

En tout cas, le premier concept autorise le retour à l'entraînement des clubs, en suivant les mesures de l'Office fédéral de la santé publique. Disposant de généreux espaces à l'intérieur et à l'extérieur des stades, l'athlétisme a un avantage de choix sur les autres sports.

Mais, sur la piste, les courses plus longues que le 400 mètres suggèrent déjà une épineuse réflexion. Le demi-fond et le fond et leurs petits groupes où l'on joue des coudes ne semblent pas encore adaptés aux dispositions actuelles. Et puis, les salles de musculation patientent encore de connaître leurs nouvelles règles, pendant que douches et vestiaires demeurent toujours closes. «La plupart des entraînements peuvent se tenir normalement concernant le sport d'élite, souligne Philipp Bandi, chef du sport de performance à Swiss Athletics. Pour le sport loisir et la relève, il y a encore d'importantes restrictions.»

Pour ce qui est de la compétition, elle devrait être à nouveau autorisée dès le 8 juin. Avec encore certaines interrogations, notamment concernant les lieux et les dates pour des reprises effectives. Les athlètes suisses espèrent en tout cas pouvoir lancer leur saison 2020 en Suisse, puis à l'étranger.

Un autre concept pour la compétition

«Pour organiser des compétitions, nous devons soumettre un autre concept de protection», avertit Bandi. Ces mesures devront statuer de l'arrivée et du départ des athlètes, le nombre de sportifs pouvant se trouver en même temps dans un stade, les horaires pour chaque discipline et le nombre de spectateurs autorisés.

Dans la pratique, cela devrait ressembler à des meetings redimensionnés, dans lesquels les disciplines se relayent au cours de la même journée. Les restrictions prévues pour le mois de juin devraient ensuite être assouplies en septembre. «Nous travaillons à l'organisation des championnats de Suisse 2020», précise Bandi.

La saison nationale, tant pour les entraînements que les meetings, n'est pas uniquement dépendante de Swiss Athletics. La fédération a beau établir le concept de protection, celui-ci doit encore être adapté par les clubs. Et surtout, il doit être soumis à l'autorisation des exploitants des installations sportives. Ainsi, si un centre sportif est communal, c'est à la municipalité de donner le feu vert. Et cela peut mener à des décisions différentes selon les lieux concernés.

Quoiqu'il en soit, la saison internationale pâtira de la crise. Les évènements de pointe que sont Athletissima à Lausanne ou la Weltklasse de Zurich ne se tiendront pas selon les conditions habituelles. La fermeture des frontières, les mesures de quarantaine et autres réglementations inhérentes et variant entre les pays auront un impact direct. Les deux manifestations sont en contact étroit avec Swiss Athletics pour trouver des alternatives. Rien ne se dégage encore. Mais des compétitions internationales avec un ou plusieurs pays voisins semblent une option réaliste. Au moins ça.

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