L'ancienne entraîneure de l'équipe d'Italie de gymnastique rythmique Emanuela Maccarani va être jugée pour maltraitance en février prochain, a annoncé lundi son avocate à l'agence AGI.
En poste jusqu'en mars dernier, l'entraîneure emblématique et controversée comparaîtra à partir du 10 février devant le tribunal de Monza (nord) pour maltraitance de mineurs.
Pendant presque trente ans, elle a régné sans partage sur le Centre national d'entraînement de Desio, non loin de Monza. Elle y a imposé une discipline de fer avec des journées d'entraînement qui débutaient immuablement par la pesée de chaque gymnaste devant toutes les autres. Celles qui avaient pris du poids étaient notamment insultées par Emanuela Maccarani et d'autres membres de son staff.
Des jeunes athlètes écoeurées
Le comportement de l'entraîneure avait été dénoncé en 2022 d'abord dans la presse, puis auprès de la justice, par deux espoirs de la «gym» italienne, Nina Corradini et Anna Basta, qui, écoeurées par les vexations et insultes, ont mis prématurément un terme à leur carrière.
Sous la conduite d'Emanuela Maccarani, les «Farfalle» (papillons) italiennes ont remporté des titres mondiaux et continentaux, ainsi que des médailles olympiques, notamment grâce à Sofia Raffaeli, 3e du concours général des Jeux de Paris 2024, dans une discipline longtemps dominée par les pays de l'ex-bloc soviétique.
Après l'élection d'un nouveau président, la Fédération italienne de gymnastique (FGI) avait décidé en mars de ne pas renouveler le contrat de Mme Maccarani. Une première procédure disciplinaire, décidée par l'ancien président de la FGI, l'avait initialement blanchie. En juin, elle a écopé d'une suspension de trois mois pour comportement antisportif.