Andri Ragettli a vécu une nouvelle désillusion aux Jeux olympiques, mardi lors du slopestyle en ski freestyle. Quatre ans après sa frustrante 4e place à Pékin, il a connu le même sort à Livigno. «Mon monde s’écroule», a reconnu le Grison, abattu et très ému.
Les JO ne sont décidément pas tendre avec Andri Ragettli. Troisième provisoire après les deux premiers runs avec 78.65 points, le Grison a vu le Néo-zélandais Luca Harrington lui passer devant (85.15 points) lors de l'ultime passage. Le freestyleur de 27 ans n'est lui pas parvenu à améliorer son score et goûte une nouvelle fois à une médaille en chocolat très amère.
«C'est extrêmement difficile, mon monde s’écroule», a reconnu Ragettli, les yeux embués. «Le résultat final n'est pas celui que je m'étais fixé et c'est bien sûr extrêmement amer. C'est ma deuxième quatrième place aux Jeux olympiques. Ce n'est certainement pas ce que je voulais, mais je peux quand même être fier de tout le travail que j'ai investi. Je peux quand même être fier de la personne que je suis, de continuer à me battre, d'y croire et de persévérer, même maintenant.»
«Je ne pense pas que le fait que Harrington me soit passé devant m'ait particulièrement affecté avant mon troisième run. Je savais que je voulais simplement réussir ma descente. Mais honnêtement, nous skions à un niveau où l’on repousse les limites. Les erreurs arrivent alors, et celle que j'ai commise m'était déjà arrivée une ou deux fois à l'entraînement. Il faut s'y attendre. Je suis simplement content d'avoir réussi une descente parfaite (ndlr : sur son premier passage), du début à la fin, car le niveau de difficulté ici est vraiment très élevé», a poursuivi le natif de Flims.
«Dans son premier run, il fait des petites erreurs, mais c’était dur aujourd’hui. La visibilité était mauvaise, tu ne voyais rien. C’était dur pour tout le monde, il y a très peu de runs plaqués (ndlr : réussis)», a pour sa part analysé son entraîneur Grégory Tüscher.
«Le Big Air ? La dernière chose qui me préoccupe»
Désormais, Andri Ragettli tentera de se remobiliser et de se réconcilier avec les JO lors du Big Air, programmé mardi dans une semaine. «Je dois être honnête, c'est la dernière chose qui me préoccupe en ce moment», a avoué le champion du monde 2021, qui a fondu en larmes au moment de retrouver ses proches.
«Je n'ai pas besoin de beaucoup de temps pour digérer tout cela, je me sens déjà mieux. J’ai maintenant du temps pour moi et ma famille me soutient beaucoup. Je vais désormais dormir tranquillement cette nuit et demain matin, je continuerai à avancer. Mais oui, le Big Air est bien sûr la prochaine étape», a-t-il promis. Pour mémoire, il avait terminé à la 7e place il y a quatre ans à Pékin.