Pékin 2022

Ski de fond : un titre suspicieux ? Bolshunov répond aux sceptiques

ATS

6.2.2022 - 14:33

Interrogé en conférence de presse sur sa démonstration en skiathlon à Zhangjiakou et les gros écarts réalisés, le Russe Alexander Bolshunov, sous drapeau neutre, a invité dimanche les sceptiques à venir assister à ses séances d'entraînement pour mettre fin aux suspicions.

ATS

6.2.2022 - 14:33

«Si vous voulez assister personnellement à mes séances d'entraînement, je vous en prie vous êtes les bienvenus. Ce sont des séances très dures. Après avoir vu comment nous nous entraînons, vous et vos lecteurs ne vous poserez plus ces questions», a répondu Alexander Bolshunov à une question sur les doutes que pouvaient engendrer sa performance.

En skiathlon samedi, Bolshunov a accéléré très tôt en suivant le Finlandais Iivo Niskanen dans la partie en style classique, faisant exploser le peloton. Et au moment de changer de ski pour les 15 kilomètres en skating, il a rapidement lâché le Scandinave, plus spécialiste du style classique, pour s'offrir son premier titre olympique.

Il a franchi la ligne d'arrivée avec plus d'une minute d'avance sur son compatriote Denis Spitsov, et deux minutes d'avance sur Niskanen, alors qu'aux Jeux l'écart le plus important entre le premier et le deuxième n'avait pas dépassé dix secondes depuis l'introduction du skiathlon 30 km en 2006 à Turin.



«Ça a été la course la plus difficile que j'ai vue. Vous voyez les résultats, il y a un large écart entre le premier et le top 10. Plusieurs minutes», a souligné à l'AFP l'entraîneur norvégien, Eirik Myhr Nossum.

En raison du système de dopage institutionnalisé au sein de l'équipe russe aux Jeux de Sotchi en 2014, la Russie évolue sous drapeau neutre lors de ces JO comme lors de l'édition précédente à Pyeongchang, où était déjà engagé Bolshunov.

«Nous avons ici des athlètes propres aux Jeux olympiques. On fait des tests quasiment tous les jours, on renseigne les lieux où on se trouve, les moments où on est disponibles pour être testés. Je pense que c'est faux de nous poser à nous cette question», a martelé Bolshunov.

ATS