JO 2026 «Je suis confiant, tout sera prêt à temps» - Luc Tardif se veut rassurant

ATS

22.12.2025 - 10:48

Les patinoires qui accueilleront les Jeux olympiques à Milan en février font débat. Président de la Fédération internationale, le Français Luca Tardif a répondu aux questions de Keystone-ATS.

Luca Tardif répond aux interrogations sur les patinoires des JO 2026.
Luca Tardif répond aux interrogations sur les patinoires des JO 2026.
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Keystone-SDA

Luc Tardif, vous revenez de Milan. Quelle est la situation là-bas?

«Nous y sommes allés pendant trois jours. La raison était l'évènement test pour la plus petite patinoire, où nous avons organisé un Mondial juniors M20. Cela a fait du bien de voir comment cela se passait dans cette enceinte. Tout a été testé, et l'organisation a bien fonctionné. C'est une petite patinoire avec 4100 places, mais elle est très belle et offrira une bonne ambiance, sans aucun doute. Par ailleurs, nous avons aussi visité la patinoire principale pour voir l'état des choses. Trois matches y seront organisés du 9 au 11 janvier, dont deux avec des spectateurs. Tout devrait alors être prêt au niveau du hockey. Après, il restera du travail dans les tribunes pour les espaces hospitality, mais je suis globalement confiant. Tout sera prêt à temps.»

Comment gérez-vous personnellement cette incertitude?

«Je suis effectivement toujours plus détendu lors de nos championnats du monde, parce que tout y est plus simple au niveau de l'organisation. Aux JO, c'est plus compliqué. Outre l'IIHF, le comité d'organisation, les Fédérations nationales et le CIO sont aussi impliqués. Nous sommes certes l'organisateur du tournoi, mais nous n'avons aucune influence sur les constructions. Les joueurs de NHL ne sont plus venus aux JO depuis 2014. On a pu les convaincre de revenir, mais il faut que l'on puisse leur offrir les meilleures patinoires possibles.»

L'état de la glace pose question

Mais est-ce qu'ils seront vraiment là? On a pu lire que ce n'était pas certain en raison des problèmes avec les patinoires.

«Il y a eu de nombreuses discussions sur les dimensions de la glace. Mais là, nous n'avons jamais eu de problème avec la NHL, car c'est la même grandeur que nous avions à Pékin. En Chine, ils avaient renoncé à venir au dernier moment. On parle ici de 90 centimètres de moins en longueur. Nous avons reculé les lignes bleues pour agrandir les zones de but. Cela a été testé à Stockholm sur ces mêmes dimensions. Le problème, c'est la qualité de la glace. C'est pourquoi nous avons mis beaucoup de pression sur les fabricants, qui ont maintenant compris l'importance de cette question. Nous avons mandaté des experts. Tant la NHL que nous sommes contents de la qualité de la glace dans la petite patinoire. La phase décisive sera la mise en place de la glace dans l'enceinte principale. Il sera important qu'il n'y ait pas de poussière, on l'a clairement dit aux personnes concernées. Mais nous n'avons pas de plan B: on jouera à Milan.»

Assurance très onéreuse

A quel point c'est important d'avoir les joueurs de NHL?

«Les négociations ont duré deux ans. Le point le plus difficile concerne l'assurance des joueurs, qui coûte très cher. A chaque meeting, il y avait énormément d'avocats à la table. Mais tous voulaient trouver une solution, cela a simplifié les choses. Maintenant, il est important que Milan soit un succès, car ensuite on discutera pour l'édition 2030 en France. Les JO suivants auront lieu à Salt Lake City, et je ne peux pas imaginer que la NHL n'y soit pas. Nous avons donc un accord de principe pour plusieurs JO, mais tous vont regarder comment cela se passe à Milan. On doit conserver le momentum.»

Qui paie pour l'assurance des joueurs?

«Pour la première fois, les coûts seront partagés entre le CIO, l'IIHF, les comités olympiques nationaux et les Fédérations nationales. C'est comme ça qu'un retour a été possible. Mais les sommes sont énormes.»